Europe - État de droit, COVID-19 et menaces hybrides: débat sur les conclusions du sommet européen d'octobre

Europe - État de droit, COVID-19 et menaces hybrides: débat sur les conclusions du sommet européen d'octobre

Europe - État de droit, COVID-19 et menaces hybrides: débat sur les conclusions du sommet européen d'octobre

Par UNION EUROPEENNE, le 24 Novembre 2021

 

Les députés ont exigé des mesures supplémentaires contre les pays violant l’État de droit et ont exprimé leur solidarité avec la Pologne, la Lettonie et la Lituanie lors d’un débat mardi.

Lors d’un débat avec les Présidents Charles Michel et Ursula von der Leyen évaluant les conclusions du Conseil européen des 21-22 octobre, les dirigeants de la plupart des groupes politiques du PE ont affirmé qu’il fallait faire plus pour traiter les attaques contre l’État de droit. Manfred Weber (PPE, DE) a jugé décevant que les procédures liées à l’article 7 n’aient pas été poursuivies. Iratxe García Pérez (S&D, ES) et Stéphane Séjourné (Renew Europe, FR) ont insisté pour que les plans de relance des pays en infraction soient rejetés.

De son côté, Beata Szydło (ECR, PL) a estimé que le fait de soulever la question de l’État de droit au milieu de la crise du COVID-19, des attaques hybrides aux frontières orientales et de la hausse des prix de l’énergie était un ‘‘acte de mauvaise volonté politique’’.

Concernant la pandémie de COVID-19, d’autres députés, notamment Ska Keller (Verts/ALE, DE), ont plaidé pour une distribution plus large des vaccins, y compris au-delà de l’UE. La nécessité d’une solidarité et d’une coopération renforcées entre États membres a également été soulevée, tandis que Marco Zanni (ID, IT) a déclaré que les violentes manifestations se déroulant dans plusieurs villes de l’UE démontraient que les institutions de l’UE devaient faire davantage.

Au sujet du Bélarus, certains chefs de file des groupes politiques ont souligné que l’UE ne devait pas se compromettre avec le président-dictateur du pays. L’Union doit faire preuve de solidarité avec la Pologne, la Lettonie et la Lituanie et aider les migrants pris en tenaille, ont affirmé la plupart des intervenants, sans toutefois s’accorder sur la forme que devait prendre cette aide. Plusieurs députés ont appelé à une nouvelle politique migratoire afin d’empêcher un ‘‘diabolique autocrate d’instrumentaliser les réfugiés’’, a ajouté Martin Schirdewan (The Left, DE).

S’exprimant dans l’hémicycle, la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a annoncé que la Commission proposait de mettre sur liste noire les opérateurs de transport impliqués dans le trafic ou la traite des personnes aux frontières de l’UE avec le Bélarus. Elle a également précisé que les pays qui faisaient face à des attaques hybrides devaient être en capacité de répondre à ces attaques tout en respectant l’État de droit et les droits fondamentaux.

Contexte

Le sommet d’octobre a traité entre autres de la réponse de l’UE à la crise du COVID-19, notamment des progrès dans la mise en œuvre des stratégies vaccinales, de la hausse des prix de l’énergie et de la manière d’atténuer les conséquences pour les entreprises et les consommateurs européens, ainsi que de la situation en matière d’État de droit. Les dirigeants européens ont également échangé sur la migration, les relations extérieures et la transition numérique.

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