Hérault - En finir avec le terrorisme : les mesures européennes

Hérault - En finir avec le terrorisme : les mesures européennes

Hérault - En finir avec le terrorisme : les mesures européennes

Par Union Européenne Parlement , le 09 Novembre 2020

Lutter contre le terrorisme signifie s'attaquer à son financement, à la radicalisation et renforcer les contrôles aux frontières.    

Les mesures européennes visant à prévenir de nouvelles attaques demandent plus de surveillance et de contrôles aux frontières de l’Union euiropéenne ainsi qu’une meilleure coopération des forces de police et judiciaires pour traquer les suspects et poursuivre les criminels. Mettre fin au financement du terrorisme, lutter contre le crime organisé et répondre au problème de la radicalisation sont aussi des priorités.

Apprenez-en plus sur les attaques terroristes dans l'Union européenne en 2019.

Quelle est la définition du terrorisme selon l'UE ?

La définition juridique commune de l’UE des infractions terroristes, telle qu’énoncée dans la directive relative à la lutte contre le terrorisme, sont des actes commis dans le but de :

  • gravement intimider une population;
  • contraindre indûment des pouvoirs publics ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque;
  • gravement déstabiliser ou détruire les structures politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales fondamentales d’un pays ou d’une organisation internationale.

Sécuriser les frontières extérieures

10 000 agents devraient former le corps européen des garde-côtes et des garde-frontières en 2027. L'objectif est de sécuriser les 13 000 km de frontières terrestres et les 66 000 km de frontières maritimes de l'Union européenne. À la demande d'un État membre, cet organe aidera les garde-côtes nationaux à contrôler les frontières, gérer l'immigration et à lutter contre la criminalité transnationale.

Améliorer les contrôles aux frontières de l’UE

Pour plus de sécurité dans l’espace Schengen, des contrôles systématiques aux frontières extérieures pour toute personne entrant dans l’UE (y compris pour les citoyens européens) ont été mis en place en avril 2017.

Afin d’enregistrer les mouvements des citoyens non européens dans l’espace Schengen et d’accélérer les contrôles, un nouveau système d’entrée et de sortie (EES) a été approuvé par le Parlement européen et par les ministres européens en novembre 2017. Ces nouveaux contrôles aux frontières extérieures devraient être mis en place d’ici 2020 au plus tard.

Un voyageur ressortissant d’un pays tiers exempté de l’obligation de visa sera contrôlé via le système ETIAS (système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages) qui sera opérationnel en 2021. 

 

Mieux sécuriser les frontières

Afin d'empêcher la circulation de terroriste au sein des frontières européennes, plusieurs pays ont réintroduit des contrôles temporaires aux frontières nationales. Le Parlement européen a jugé ces contrôles non justifiés et dangereux pour la pérennité de l'espace Schengen. Pour le Parlement, ces mesures ne doivent être utilisées qu'en dernier recours.

 

10 000 agents pour l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes 

Combattants terroristes étrangers

Depuis 2015, il y a eu une augmentation des attaques terroristes à caractère religieux en Europe.

Selon Europol, avant 2017, environ 5 000 citoyens européens auraient voyagé vers les zones de combat en Syrie et en Irak pour y rejoindre des groupes terroristes djihadistes. Ce chiffre a considérablement diminué aujourd'hui. En 2019, certains de ces combattants étrangés sont revenus des zones de combats mais des centaines de citoyens d'Européens en lien avec l'Etat islamique sont toujours en Irak et en Syrie. Afin de lutter contre le phénomène des combattants terroristes étrangers, l’Union européenne a mis en place une législation européenne sur le terrorisme qui implique de nouveaux contrôles aux frontières extérieures. Elle permettra également de criminaliser l’organisation ou la participation à des voyages à fins terroristes ou encore l’entrainement au combat.

 

Données des dossiers passagers (PNR)

Les compagnies aériennes assurant des vols depuis l’extérieur de l’UE et vice versa doivent transmettre les données de leurs passagers (nom, dates de voyage, itinéraire et moyen de paiement) aux autorités nationales de l'UE.

Ces données PNR sont utilisées pour prévenir, détecter et enquêter sur les infractions terroristes. Les négociations ont duré plus de cinq ans et le Parlement a insisté sur la protection des données sensibles (origine, religion, opinion politique, santé, orientation sexuelle) et sur la protection des données.

 

 

 

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