Sète - Stationnement et circulation : la stratégie d'apaisement décryptée

Sète - Stationnement et circulation : la stratégie d'apaisement décryptée

Sète - Stationnement et circulation : la stratégie d'apaisement décryptée

Par ville de Sète, le 02 Janvier 2022

Dans notre dernier numéro du magazine sete.fr de 2021, nous revenons sur la stratégie d’apaisement voulue par la Ville pour reconquérir l’espace public et apaiser le cadre de vie des habitants. Une stratégie dans laquelle s’inscrit la requalification de la place Aristide Briand. Retrouvez ce dossier en intégralité sur cette page.

“Aujourd’hui, on stationne sur le principal édifice historique de Sète, le Môle Saint-Louis” fustigeait Vincent Sabatier, adjoint à la voirie, lors du dernier conseil municipal, lundi 22 novembre, pour illustrer le travail qui rester à accomplir pour libérer le cœur de ville de ses voitures et apaiser l’espace public. Son intervention venait en réponse à la prise de parole d’un collectif citoyen invité à s’exprimer avant les débats, par le maire François Commeinhes, sur le réaménagement de la place Aristide Briand. A cette occasion, l’équipe municipale a pu réexpliquer sa vision sur le stationnement et la circulation à Sète pour les années à venir. En résumé : plus de zones piétonnes, moins de voitures garées en surface et un cadre de vie plus apaisé favorisant la mobilité douce.

Place Aristide Briand : la continuité

Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle s’appuie sur la volonté de créer un centre-ville piétonnier et dynamique, dont la rénovation des Halles était le point de départ en 2013. Depuis, la piétonnisation des rues Gambetta et Alsace-Lorraine a permis d’entériner cette vision. En témoignent également le dispositif de piétonnisation des quais Licciardi, Suquet, Lemaresquier, du bas de la rue Paul Valéry, les jours de marché, et, hors centre-ville, la requalification de la Corniche de Neuburg ou l’installation de la passerelle cyclable et piétonne des Quilles. Une volonté réaffirmée lors des réunions publiques avec les riverains. La première le 3 novembre au centre sportif Clavel relative au réaménagement des quais Suquet-Lemaresquier. Huit mois de travaux vont permettre de revoir cet axe pour faire du quai Suquet un espace pavé dédié aux piétons. La seconde réunion publique avait lieu le 3 décembre au cinéma Comoedia pour présenter aux habitants la future place Aristide Briand et répondre aux inquiétudes soulevées.

“Le projet de cette place, on ne le sort pas de notre chapeau” rappelle François Commeinhes qui en faisait déjà mention en octobre 2018 au moment de la signature du programme Action cœur de Ville. “Il faisait partie de nos programmes électoraux, et notre responsabilité est de les mener à bien. Il n’a pas vocation à faire rentrer plus de véhicules, mais à libérer l’espace occupé par les voitures sur la rue Gabriel Péri ou la rue du 11 novembre qui, à terme, sera piétonnisée” souligne le maire. Ce projet n’a pas non plus vocation à dénaturer la place en surface. A la fin des travaux, les Sétois y retrouveront les arbres, le kiosque, les jeux pour enfants ainsi que les terrasses qui en font un lieu de vie cher aux habitants. Le chantier s’inscrit dans la lignée de celui de la place Stalingrad où plus 4 000 m², auparavant occupés par des voitures, vont être rendus aux habitants suite à la livraison du parking en souterrain.

Le troisième et dernier parking souterrain prévu est celui du quai de la Consigne.

“Ce projet pensé avec la Région permettra de piétonniser la promenade JB Marty et de favoriser la mobilité douce du Môle a pont Sadi-Carnot” souligne Vincent Sabatier. Côté pont Sadi-Carnot justement, un autre aménagement est imminent. Sur le terrain dit Vossloh, situé entre le pont SNCF et le pont Sadi-Carnot, un parking de 120 places en stationnement vert va ouvrir d’ici février. Il va permettre de supprimer le stationnement en bord à quai entre l’entrée du boulevard de Verdun et le pont de la Bordigue sur le quai de Bosc. “Dans toutes les rues du centre-ville à sens de circulation unique, un côté de stationnement sera libéré” ajoute Vincent Sabatier qui cite en exemple la rue Denfert-Rochereau, où une piste cyclable a vu le jour. La rue Jules-Vallès sera bientôt reconfigurée sur le même principe. A la clé, une continuité cyclable entre les ponts Tivoli et Sadi-Carnot.

Une logique confortée par les parkings de délestage

Cette logique de mobilité est confortée par la création de parkings de délestages reliés au centre-ville par les navettes bus et maritimes. Depuis le 17 novembre, les engins de chantier s’attèlent sur l’aire de Cayenne Sud appelé à devenir Mas Coulet 2. D’ici février, 1 300 places s’ajouteront aux 600 du parking Mas Coulet 1. Suivant ce schéma, des zones de relais sont aussi prévus à l’entrée est et sur la RD2 au niveau la friche industrielle Angibaud. “On va supprimer 1 500 places en surface en centre-ville pour en créer plus de 3 000 à l’extérieur” résume Vincent Sabatier. Au total, ce sont 3,5 hectares d’espaces de stationnement qui laisseront place à des pistes cyclables et cheminements piétonniers. Soit trois fois la taille du parc Simone Veil.

Piétonnisation : l’exemple de Pontevedra

Réduire la place de la voiture en ville, libérer le stationnement en surface et favoriser la déambulation piétonne, la ville espagnole de Pontevedra a déjà réussi ce pari. Le maire François Commeinhes s’était d’ailleurs rendu sur place en 2017 pour rencontrer son homologue. Ce projet global sur la mobilité a notamment consisté à créer des parkings en ouvrage en centre-ville et à piétonniser des rues comme le fait la municipalité. Une opération au long cours qui a permis de faire chuter les émissions de CO2 de 60 % et de favoriser les déplacements à pied en ville à hauteur de 70 %.

 

 

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