Hérault - Lancement des travaux du lien en novembre !

Hérault - Lancement des travaux du lien en novembre !

Hérault - Lancement des travaux du lien en novembre !

Par Département de l'Hérault, le 14 Octobre 2021

AMÉNAGEMENT ROUTIER DÉPARTEMENTAL 

 

LANCEMENT DES TRAVAUX DU LIEN EN NOVEMBRE

Après de nombreuses étapes juridiques, les travaux de la dernière section du LIEN reprennent début novembre !

Pilotée par le département de l’Hérault, la Liaison Intercantonale d’Evitement Nord (LIEN) contourne le nord de Montpellier. Une première partie entre Castries et Saint-Gély-du-Fesc est déjà en service. Désormais, bénéficiant de toutes les autorisations administratives et les derniers recours et compléments n’étant pas suspensifs, la nouvelle section qui reliera Saint-Gély-du-Fesc à l’A750 à Bel Air va désormais pouvoir être réalisée.

Les travaux reprennent ainsi, pour cet équipement fortement attendu, au grand soulagement de nombreuses usagers et riverains qui se sont prononcés favorablement lors des différentes phases de concertation et d’enquête publique.

Avec ce dernier tronçon du LIEN qui reliera la RD986 à l’A750, le Département entend désormais conduire un chantier exemplaire, pour une mise en service en 2026.

Les travaux commencent par l’échangeur au sud de Saint-Gély-du-Fesc à compter de début novembre. Ils se poursuivront dans la foulée sur le reste du tracé entre St Gély et Bel Air.

les objectifs du projet

La réalisation du LIEN va offrir une liaison efficace permettant de réduire les problèmes de saturation généralisés sur les voies d’accès permettant une diffusion des flux de circulation en accès à Montpellier. Ce nouvel axe desservira les cantons nord de l’agglomération Montpelliéraine, en réduisant considérablement les temps de parcours. L’objectif est aussi de fluidifier le trafic routier, en résolvant les problèmes de saturation sur les carrefours ou échangeurs existants. Cet équipement va donc diminuer le trafic sur les axes secondaires et dans les traversées de ville et ainsi réduire la pollution de l’air et les émissions de bruit.

Enfin, cet aménagement a vocation à mieux partager l’espace public entre les différents modes de déplacement (bus, vélos, motos, covoiturage…). Dans ce cadre, l’intermodalité et les interconnexions avec les autres modes sont essentielles : réalisation d’un parking de covoiturage, de 2 parkings-relais connectés sur les transports en commun, aménagements cyclables complémentaires et sécurisés…

 

Chiffres clés du LIEN

  • ·85 M€ de travaux
  • ·32 km de longueur totale (section réalisée + section à réaliser)
  • ·7,8 km pour la nouvelle section à réaliser entre Saint Gély et Bel Air
  • ·2x1 voies pour la nouvelle section, avec un seul créneau de dépassement de 500 mètres
  • ·90 km/h de vitesse maximale autorisée
  • ·20 500 véhicules/jour entre Bel Air et Grabels attendus sur la nouvelle section
  • ·4 km de voies cyclables nouvelles aménagées, connectées sur des pistes ou projets existants
  • ·1 parking de covoiturage et 2 parkings-relais répartis le long de l’itinéraire

 

La situation juridique du projet

Depuis 2015, le projet a fait l’objet de divers recours (tribunal administratif, cour d’appel administrative et conseil d’état) qui ont jusqu’à présent été gagnés par le Département.

Un ultime recours est actuellement examiné par le Conseil d’Etat. Ce dernier, le 09 juillet 2021, a écarté tous les arguments des adversaires du projet en ne retenant qu’une erreur dans la procédure mise en œuvre par l’Etat au titre d’autorité environnementale. Le conseil d’Etat a demandé que la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe), instaurée en 2016, donne son avis sur l’étude d‘impact réalisée en 2014.

La MRAe a rendu son avis le 28 septembre dernier. Celui-ci a été produit  au regard de la règlementation actuelle et reprend de nombreux points qui, en fait, n’étaient pas exigibles en 2014 au niveau de l’étude d’impact. C’est notamment le cas pour ce qui relève des espèces protégées. Or, si la situation de ces dernières n’est certes pas évoquée exhaustivement dans l’étude d’impact de 2014,  elle a cependant été pleinement traitée, conformément aux textes alors en vigueur. En particulier, le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN), instance supérieure à la MRAe en la matière, a par deux fois donné un avis favorable sur le projet  en reconnaissant son intérêt majeur.

Pour dissiper toute équivoque, le Département portera prochainement à la connaissance du public sa réponse argumentée aux observations de la MRAe.

Une démarche environnementale exemplaire

Le Département de l’Hérault met en œuvre une politique exemplaire au niveau national en matière de préservation de la nature. Il protège, par exemple, 8000 hectares d’espaces naturels sensibles. Dès 2015, à l’issue de l’enquête publique du LIEN, le Département avait pris des engagements forts concernant la réalisation des travaux et surtout la préservation de l’environnement. Et il entend bien tenir ses engagements : des dispositions sont prises, bien au-delà des contraintes réglementaires environnementales. Ainsi, le LIEN décline parfaitement le concept d’aménagement d’une route durable porté par le Département, et déjà déployé sur la première section :

  • ·impact limité des travaux,
  • ·respect des territoires traversés,
  • ·traitement paysager de qualité,
  • ·démarche ERC (Eviter, Réduire, Compenser),
  • ·mesures compensatoires pour les impacts résiduels sur les habitats des espèces perturbées et non détruites par le projet…

 

En chiffres, le LIEN c’est 2,4 millions d’euros de mesures compensatoires paysagères, soit 1100 arbres et 60 000 arbustes replantés. C’est aussi 2,7 millions d’euros de mesures compensatoires pour les espèces protégées.

Une organisation de chantier respectueuse

Le Département de l’Hérault, Maître d’Ouvrage du LIEN, souhaite mener les travaux de la nouvelle section, avec le souci maximal de préservation de l’environnement. L’organisation de chantier mise en place sera ainsi respectueuse, des riverains, des usagers des voies actuelles et de l’environnement. L’objectif est de limiter au minimum les nuisances du chantier.

 

ZOOM SUR L’ECHANGEUR SUD DE SAINT-GELY-DU-FESC

L’échangeur Sud de Saint-Gély-du-Fesc sera le nœud du nouveau dispositif avec plusieurs fonctionnalités :

  • ·Il va assurer les mouvements de fort trafic entre trois branches du réseau structurant (le LIEN, la liaison vers Saint-Gély Nord et la RD 986 vers Montpellier et l’entrée de ville de Saint Gély) ;
  • ·Il doit aussi se connecter au réseau local (RD 986E1 vers Saint-Gély-du-Fesc centre, accès au Parking relais, à la voirie locale et à la zone d’activités) ;
  • ·Il permet d’ouvrir un accès sécurisé vers la zone de travaux de la nouvelle voie, notamment dans le bois de Gentil.

Le choix a donc été fait de commencer les travaux par cet aménagement majeur, sur lequel viendra se connecter la voie nouvelle et dont les effets bénéfiques seront immédiats. La durée des travaux est de 2,5 ans.

 

 

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