Occitanie - La suppression de certains vols intérieurs en France, la fin de l'avion ?

Occitanie - La suppression de certains vols intérieurs en France, la fin de l'avion ?

Occitanie - La suppression de certains vols intérieurs en France, la fin de l'avion ?

Par Voyageons-Autrement, le 05 Août 2020

Alors que l’Etat vient en aide à la compagnie aérienne française, le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a annoncé la fin des vols domestiques en France pour les trajets où l’alternative en train dure moins de 2h30. Une décision qui pose la question sur l’avenir de l’avion. Sera-t-il supplanter par le train ?

Une décision politique en faveur de l’environnement

Alors que l’avion fait partie des moyens de transports les plus polluants, cette décision répond directement à cette problématique. D’autant plus que le réseau ferroviaire français est l’un des plus développé au monde. Jusqu’alors, la fin des vols intérieurs concernait seulement la compagnie nationale Air France, en contrepartie du sauvetage par l’État dû à la crise sanitaire. Comme l’a mentionné Bruno Lemaire, le ministre de l’Économie, Air France doit devenir « la compagnie aérienne la plus respectueuse de l’environnement de la planète ». La prise de parole de Jean-Baptiste Djebbari traduit un changement manifeste de direction en faveur de la protection de l'environnement. Selon Le Bulletin statistique du trafic aérien commercial, environ 26,8 millions de voyageurs ont relié deux villes de la Métropole en 2018.

Une décision qui déplaît à certains professionnels de l'aérien et quelques particuliers. Air France n’a obtenu aucune réponse sur le nombre d’emplois supprimés à la suite à cette décision.

Vers une décroissance aéronautique ?

Ce premier pas concerne majoritairement des vols entre l'aéroport d'Orly et les autres grandes villes françaises où la SNCF a réussi à réduire le temps de trajet. Ainsi, la décision exclut de nombreuses autres liaisons notamment hors Paris. Pour de nombreuses villes, la SNCF n'a pas mis en place les infrastructures adéquates ce qui empêchent leur suppression. Des régions tentent d’agir dans ce sens, notamment l’Occitanie qui a investi dans la coopérative RailCoop qui souhaite remettre en marche des petites lignes de chemins de fer, abandonnées par la compagnie nationale. Plus largement, la région vient de lancer son propre « Green New Deal » : développer des logements écologiques, l’écomobilité et des énergies renouvelables.

Le journaliste indépendant Sébastien Porte évoque dans son livre, Le Dernier Avion. Comment le trafic aérien détruit notre environnement (éditions Tana), le terme de décroissance aéronautique, qui doit être perçue comme un objectif à atteindre. Comme il l'explique, la solution n'est pas d'interdire l'utilisation de l'avion, mais bien de comprendre qu’il existe de nombreuses manières de voyager tout en faisant attention à son empreinte carbone. Un point qui fait directement référence à l’émergence du « flygskam » ou « la honte de prendre l’avion » en Suède, et qui commence à toucher d’autres pays européens. La promotion d'un tourisme durable doit passer par la population, les professionnels du secteur, mais aussi du gouvernement. Car seule la prise de conscience générale pourra faire avancer les choses.

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