Béziers - Fausse vaccination COVID à Béziers : poursuites pour escroquerie d'une infirmière

Béziers - Fausse vaccination COVID à Béziers : poursuites pour escroquerie d'une infirmière

Béziers - Fausse vaccination COVID à Béziers : poursuites pour escroquerie d'une infirmière

Par Source parquet de Béziers, le 02 Mars 2022

Le 28 février 2022 seront jugés devant le tribunal correctionnel de Béziers une infirmière de 55 ans ainsi qu'un employé de l'Education Nationale de 34 ans, pour avoir tenté de faire frauduleusement bénéficier à ce dernier une attestations de vaccination COVID malgré l'absence de vaccination effective.

Travaillant au sein du centre de vaccination de Béziers, cette infirmière avait accepté de s'organiser afin de l'accueillir elle-même pour de faire semblant de lui administrer une première dose de vaccin le 23 juin 2021 permettant à cet homme d'obtenir une attestation de première vaccination.

Un second rendez-vous était fixé le 3 août 2021 pour faire semblant de lui administrer la seconde dose. Toutefois, l'intervention d’un cadre au sein du box de l'infirmière avait empêché la machination d'aboutir à la suite d'un appel téléphonique anonyme auprès du centre de vaccination avertissant que l'homme s’en vantait auprès de son entourage.

À la suite du signalement effectué par l’agence régionale de la santé (ARS), le parquet de Béziers saisissait le commissariat de police de Béziers qui procédait à de nombreuses vérifications ne permettant pas d'établir que cette infirmière avait utilisé ce stratagème avec d'autres patients.

L'homme et l’infirmière étaient placés en garde à vue au commissariat de Béziers le 6 décembre 2021. Ils reconnaissaient les faits. L'homme affirmait ne pas avoir confiance dans la vaccination anti COVID mais qu'il avait besoin d'un passe sanitaire dans le cadre de ses activités musicales. De son côté, l'infirmière expliquait avoir agi ainsi à l'égard de ce seul patient, qu'elle connaissait par ailleurs, afin de lui rendre service.

Le 8 décembre 2021, à l'issue de leur garde à vue, ils étaient présentés au parquet qui décidait de poursuivre l'homme du chef d'escroquerie et l'infirmière du chef de complicité d'escroquerie. Dans l'attente de leur procès le 28 février 2022, le juge des libertés et de la détention les plaçait sous contrôle judiciaire dans le cadre duquel l'infirmière se voyait imposer l’interdiction d'exercer son activité professionnelle, tout en lui imposant une obligation de soins psychologiques compte tenu d'une fragilité de son état mental mise en évidence pendant l'enquête. Elle ne travaillait plus au centre de vaccination de Béziers depuis le mois de septembre 2021.

Les deux prévenus n'ont jamais été condamnés jusqu'à présent. Ils encourent les peines maximales de cinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, outre pour l'infirmière l’interdiction définitive ou pendant cinq ans maximum d’exercer cette profession.

Le 28 février 2022, le tribunal correctionnel de Béziers a condamné l'employé de l'Education nationale et l'infirmière à 6 mois d’emprisonnement avec sursis.

Le parquet avait également requis des interdictions d'exercer leur profession qui n'ont pas été prononcées. Toutefois,  le tribunal n’a pas fait droit à leur demande de dispense d’inscription de ces condamnation à leur casier judiciaire.

 

 

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