Aude - CASTELNAUDARY - Réunion organisée par PAIS NOSTRE autour d’un projet de label Produit en Occitanie

Aude - CASTELNAUDARY - Réunion organisée par PAIS NOSTRE autour d’un projet de label Produit en Occitanie

Aude - CASTELNAUDARY - Réunion organisée par PAIS NOSTRE autour d’un projet de label Produit en Occitanie

Suite au colloque du 02/11/2016 organisé par Pais Nostre,

Réunion organisée par Pais Nostre à La Maison du Cassoulet

autour d’un projet de label « Produit en Occitanie »

le 14/01/2017

Compte-rendu des interventions de l’après midi

 

Jean Pierre Laval rappelle  deux valeurs primordiales, présentes et défendues dans notre région depuis le XIIème siècle, paratge et convivencia.

A midi 30 : remise à Monsieur Olivier Denat, directeur du restaurant La Maison du Cassoulet d’un diplôme d’excellence et du drapeau de l’Occitanie.

_Irène Espi (Pais Nostre)

Le point sur un exemple de réussite dans la création et prise d’importance de la marque « Produit en Bretagne » à partir de l’étude du site www.marque-bretagne.fr

La marque : fil rouge rassemblant tous ceux qui souhaitent communiquer sur la Bretagne ; gérée par la direction « Bretagne Développement Innovation » qui met à disposition et coordonne marque, code, outils, conseils… ; organise les manifestations, rencontres, ateliers… dans le but d’accroître l’attractivité de la Bretagne.

Le code de la marque : la marque-Bretagne ne peut être utilisée à des fins politiques, syndicalistes, militantes ou contestataires ou tout ce qui pourrait induire le public sur la nature, les caractéristiques et les valeurs de la marque.

C’est une boîte à outils qui se partage librement (logotype, 7 signes d’expression, mots-clés, consignes de prises de vue, vocabulaire, typographie). Aujourd’hui plus de 660 partenaires (380 entreprises), plus de 40 salons/an, plus de 12 rencontres du réseau des partenaires, des partenaires labellisés.

L’historique : 2 grandes études menées par le cabinet CoManaging façonnent un portrait physique et physiologique de la Bretagne (forces et faiblesses) pour aboutir à un positionnement marketing de la Bretagne : « le pays qui crée du lien, transforme et donne la force » et établissement des valeurs de la Marque-Bretagne (engagement, sens du collectif, ouverture, imagination). A partir de ce socle fondateur un code de marque a été défini.

_Dominique Drouet (Boulegadis)

Il faut associer milieu associatif, milieu politique, monde de l’entreprise et les faire travailler ensemble dans le but de créer des richesses, développer l’emploi et la culture. Le club de Toulouse a pour objectif de couvrir la région administrative Occitanie, Catalogne Nord incluse. Le but est de faire 3 ou 4 actions pour faire travailler tous les clubs sur ce sujet : créer une marque « Made in Occitanie »

Et éviter les supermarchés qui dévaluent les produits et créent du chômage.

Gilles Bourguignon (chef d’entreprise « le Fournil de Gilles »)

Il faut effectivement éviter de s’adresser aux supermarchés mais plutôt point par point rassembler les entreprises qui ont un projet pour libérer les forces vives de l’Occitanie.

On doit mettre en avant les matières premières fabriquées sur le territoire, les labels comme « Pays cathare », qui fonctionnent, défendre et accompagner le savoir-faire déjà présent sur le territoire. Pour sa part il continue de développer sa gamme de biscuits « Trésors d’Occitanie ».

Henri Forgues (adjoint au maire de La Palme, chargé de mission à la mairie de Narbonne pour les politiques territoriales de développement durable)

Il défend une démarche en vue de reconquérir les marchés du sel avec pour vocation première la transformation des produits. Ce projet de développement régional concerne toutes les salaisons (fromages de Roquefort, jambons de La Caune, conserveries de Castelnaudary, gastronomie de la pêche…).

L’enjeu est à la fois industriel, économique, avec création d’emploi.

Le territoire concerné comprend les salins de La Palme et de Gruissan réunis par une route du sel déjà existante.

Les Marques : « Sauniers d’Occitanie », « PNR » (première marque en France d’un parc naturel régional, territoire protégé), en corrélation avec l’IGP dont il est le lieu de production du vin. Tous les sels produits sur la région doivent à terme bénéficier de cette image « Fabriqué en Occitanie »avec une superposition de marques.

Ce qui devra constituer une plus-value en matière identitaire. Tout le sel produit doit être transformé sans bousculer l’environnement. Avec refus du sectarisme (travailler ensemble)

Laurent Spanghero (avant tout agriculteur et syndicaliste)

Deux lignes de conduite fortes sous la marque « Produit en Occitanie » :

_ Le respect de l’environnement et de la santé : par la culture de légumineuses et de céréales, préparations de salades de ce mélange, de plats chauds, une gamme de pâtes contenant 50% de blé dur et 50% de légumineuses. Des innovations dans la fabrication des produits locaux.

_ Refus du sectarisme : tous les hommes et femmes de bonne volonté doivent mutualiser leurs efforts pour créer ensemble l’ouverture nécessaire à l’existence et au développement de notre grande région Occitanie.

Yann Bertin (SCI Graines Equitables)

Cette entreprise sert d’intermédiaire entre la production locale (agriculteurs d’Occitanie: Revel, Béziers, Narbonne, Le Gers…) et l’écoulement de ces produits dans l’Agrobio-Union (Germline, Equibio…)

Il s’agit d’une démarche pour optimiser la qualité avec difficultés d’identification de la farine sans ajout de gluten (allergies). Un opérateur choisit ces farines sur place, Aster Acid.

C’est une démarche différente de celle des marchés nationaux, celle d’une production française régionale, tracée, exempte de produits nocifs. Une recherche de l’excellence.

Frédéric Malet (Société artisanale « Confitures Occitanes »)

En premier lieu, il regrette de ne pas pouvoir apprendre l’occitan. Aucune formation régionale n’est prévue pour les adultes désireux de renouer avec leur culture.

Ensuite s’il a des projets de développement de cet artisanat, sa jeune entreprise compte éviter absolument de vendre ses produits à la grande distribution.

Actuellement au 24 rue de la République il va déménager rue de l’Aigle d’Or.

François-Xavier Valiente (organisateur du premier tour cycliste féminin d’Occitanie)

Ce projet audacieux capable de flatter la fierté des hommes et femmes de notre région, a déjà été accepté par les instances administratives sans pouvoir être finalisé faute d’accord de certaines préfectures et de budget insuffisant.

Il est pourtant labellisé UCI, a obtenu l’accord de l’état, la participation de 29 nations, se déroulera du 20 au 26 mai, comporte 6 étapes et doit traverser 6 départements. Départ Toulouse, arrivée dans le Gers. Grande médiatisation.

Le but : créer 1 des 3 plus grandes courses au Monde, devenir une des vitrines de l’Occitanie, récolter de l’argent (780000€ : logos des enfants malades, logos d’entreprises ?)

L’organisateur cherche des sponsors pour mener ce projet au bout.

Alphonse Caravaca (Président depuis 67ans du « club occitan Prosper Montagné », Président de l’association « Les compagnons de Prosper Montagné »)

Le but est de fédérer tous les commerces de bouche avec 95% de professionnels et de privilégier les circuits de proximité. Cette activité ne se limite pas à l’Aude mais couvre le monde entier (4000 confréries). Cet effort est interactif car il faut se grouper pour aller de l’avant, se booster.

Il faut absolument mettre le potentiel de « la semaine du goût », de la « Saint Vincent » fête de la gastronomie à Carcassonne, en valeur comme patrimoine d’Occitanie. Toutes les confréries bachiques y participent. Elle doit être décloisonnée, médiatisée car la gastronomie fait partie des valeurs de notre grande région : un savoir-faire (grand nombre d’étoilés) donc une incidence économique.

Suite à ces interventions : le débat, avec relevé de quelques idées supplémentaires

Michel Cano_ Il faut travailler au départ sur les valeurs, demander à Mme Delga de laisser les entreprises mettre la croix occitane et le drapeau sur leurs produits et inciter ces entreprises à le faire. Garder aussi ce qui existe, la marque « Pays Cathare »par exemple.

Guillaume Barbera_ (agent de communication à Narbonne) demande la prudence (à qui donner la marque ?), de s’interroger sur les valeurs du label ; qu’est-ce qui nous unit ?

Anne Boyer_ Le secteur tourisme est à prendre en compte. C’est une force qui rassemble les entreprises les plus diverses et doit accompagner le développement de la région.

Bernadette Boucher_ présidente de la Fédération Départementale des calendretas, demande de ne pas oublier la culture, une économie qui met en valeur le patrimoine occitan. A ce sujet il faut former à l’Occitanie et à l’occitan les différents acteurs administratifs (mairie, acteurs du tourisme…). Un fond de dotation appelé « Fasen » a été créé.

Georges Dhers_ Pour l’animation de réseaux, une clé est à mettre en avant, les « valeurs de paratge et convivencia » à développer sur des circuits courts qui travaillent en réseaux. Il est urgent de former des animateurs-réseau (un ou deux par département). C’est un métier !

Stéphane Linou_ ( a été conseiller général de l’Aude) Ce « locavore » défend le commerce local, l’AMAPE de l’Aude. Car il est porteur d’emplois.

Sylvain Barthe, ancien joueur de rugby, opticien, crée des montures de lunettes en bois sur Narbonne et espère augmenter sa production par formation et embauche de personnel.

En conclusion, il reste à définir deux ou trois actions, définir les moyens à y mettre en relation avec des moyens financiers.

Jean-Pierre LAVAL PAÏS NOSTRE (18-01-17)

 

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