Hérault - Le sénateur, Christian Bilhac à Saint-Etienne-Estréchoux

Hérault - Le sénateur, Christian Bilhac à Saint-Etienne-Estréchoux

Hérault - Le sénateur, Christian Bilhac à Saint-Etienne-Estréchoux

Par , le 03 Juillet 2022

A l’occasion de sa deuxième tournée d’Hérault, le sénateur Bilhac revisite les territoires en changeant de lieu de rencontre, la dernière en date s’est déroulée à Saint-Etienne-Estréchoux.

Étaient présents avec le sénateur, le maire de la commune, Henri Mathieu, les maires et élus de Graissessac, Pézènes les Mines, Camplong, Carlencas et Levas, Le Pradal, Bédarieux, et Saint-Gervais sur Mare.

Son propos a débuté sur la loi « climat et résilience » une loi, sans doute nécessaire, mais qui reste un texte conçu pour les zones urbaines, inapplicable dans les territoires ruraux. Et surtout, un texte qui remet en question la libre administration des collectivités.

Les premières prises de paroles ont porté sur des questions d’ordre technique concernant le rôle du sénateur et la façon dont les parlementaires travaillent dans le département.

Les thèmes abordés, ensuite, ont révélé la difficulté pour les élus d’envisager des projets de logements sociaux ou de constructions pour des familles qui souhaitent s’installer, de maintenir les classes dans leurs écoles ou leurs collèges, d’obtenir une surveillance policière, de se faire entendre des services de l’État.

Les difficultés d’intégration des nouveaux arrivants ont été évoquées, ainsi que l’individualisme effréné développé par les citoyens qui s’isolent de plus en plus. Les mairies ont été vidées de leur substances, plus de déclarations de récolte, plus de bourses scolaires, plus de facture d’eau, plus de carte grises, plus de carte d’identité, plus de passeports, etc. aujourd’hui, les gens qui arrivent au village ne sont pas connus du maire ou de l’équipe municipale. Ils n’ont plus besoin de venir en mairie. Ils s’installent et s’isolent. Un maire rajoute : « on reçoit les inscriptions à l’école par internet, et on ne connait plus nos habitants ». Difficile dans ce contexte de créer une communauté dynamique qui s’implique, qui est solidaire et qui s’engage pour faire vivre le village.

Le sénateur regrette que la commune ne soit plus une communauté de vie. Beaucoup de jeunes locaux ne peuvent pas vivre au village en raison notamment des loyers élevés ou des prix à l’accession trop onéreux. Les maisons de retraite contraintes par les normes, se sont développées à la périphérie des centres et ne permettent plus aux personnes âgées de poursuivre leur vie au cœur du village ou du quartier. Les normes et l’inflation immobilière ont éloigné les habitants de ce qui créait la dynamique de la commune rurale.

 

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