Europe - La plus grande coalition mondiale jamais formée en faveur des énergies propres lancée lors du sommet sur le climat de Glasgow


Europe - La plus grande coalition mondiale jamais formée en faveur des énergies propres lancée lors du sommet sur le climat de Glasgow

Par Greengrids , le 02 Novembre 2021

La plus grande coalition mondiale jamais formée en faveur des énergies propres lancée lors du sommet sur le climat de Glasgow

Une nouvelle coalition de haut niveau en faveur de l'énergie propre a été annoncée aujourd'hui lors du sommet sur le climat de Glasgow. Elle réunit des gouvernements majeurs, des organisations internationales, des législateurs, des chefs d'entreprise, des chercheurs et des groupes de citoyens.

La coalition s'articule autour d’un groupe de gouvernements appelé l'initiative Green Grids - One Sun One World One Grid. Ce groupe a été annoncé lors de la COP26 par le Premier ministre Boris Johnson, qui accueille le sommet, et le Premier ministre indien Narendra Modi. En présence d'autres chefs de gouvernement, dont le président américain Biden, les deux premiers ministres ont présenté la Déclaration One Sun, soutenue par plus de 80 pays et établissant les objectifs du groupe.

Un groupe de pilotage ministériel conduira un processus visant à accélérer la construction de grandes centrales solaires et de parcs éoliens dans les zones les plus riches en énergie propre, reliés entre elles par des réseaux à échelle continentale traversant les frontières nationales. Le groupe de pilotage comprend la France, l'Inde, le Royaume-Uni et les États-Unis, et comptera également des représentants d'Afrique, du Golfe, d'Amérique latine et d'Asie du Sud-Est. 

L'Allemagne a assisté à la première réunion en tant qu'observateur tandis que les négociations post-électorales sur un nouveau gouvernement se poursuivent, il en va de même pour l'Australie.

Lors d'un événement en ligne organisé simultanément par le Parlement du Climat, un réseau international de législateurs, les membres d'un partenariat plus large de l'initiative Green Grids ont été présentés. Aux côtés des gouvernements, travailleront des membres de Parlements et Congrès, des entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, des chercheurs universitaires et des agences de développement international. 

Parmi les intervenants de l'événement organisé par le Parlement du Climat figuraient également deux leaders de la Youth Climate Strike (Grève étudiante pour le climat), Alexandria Villaseñor des États-Unis et Ayisha Siddiqa du Pakistan.

Parmi les chefs d'entreprise figuraient Anand Mahindra, président de l'un des plus grands groupes industriels indiens, le groupe Mahindra, et Paddy Padmanathan, PDG d'ACWA Power, qui détient le record de l'énergie solaire la moins chère au monde.

L'événement en ligne a été inauguré par la superstar africaine Angélique Kidjo du célèbre Roi Lion, suivie par William Ury, auteur du best-seller mondial sur la négociation Getting to Yes (Comment réussir une négociation).

Le soutien à la recherche pour l'initiative Green Grids est assuré par le consortium d'universités Climate Compatible Growth (GCC - croissance compatible avec le climat), qui inclut Cambridge, Imperial College, Oxford et University College London.

Des groupes de travail de l'initiative Green Grids, composés d'agences nationales et internationales, ont déjà été créés pour l'Afrique et pour la région Asie-Pacifique. Ils comptent parmi leurs membres la plupart des grandes banques multilatérales de développement, telles que la Banque africaine de développement (BAD), la Banque asiatique de développement et la Banque mondiale. Le Fonds vert pour le climat, créé pour orienter une partie des 100 milliards de dollars par an promis par les pays riches au cours des négociations sur le climat, dirige un groupe de travail sur le financement. Le groupe de travail sur l'Afrique est co-présidé par la BAD et l'Union africaine, et le groupe sur l'Asie-Pacifique est coordonné par la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie et le Pacifique. L'Agence internationale de l'énergie et l'Agence internationale pour les énergies renouvelables sont activement impliquées, tout comme le Centre de l'énergie de l'ASEAN en Asie du Sud-Est et le Centre de l'énergie de l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale (ASACR) en Asie du Sud.

"One Sun One World One Grid - Un soleil, un monde, un réseau" est l'une des expressions phares du Premier ministre indien Modi. Dans leur Déclaration One Sun, les dirigeants nationaux affirment que "toute l'énergie que l'humanité consomme en un an est égale à l'énergie qui parvient à la terre depuis le soleil en une heure seulement. Le soleil ne se couche jamais - chaque heure, la moitié de la planète est baignée de soleil. En troquant l'énergie du soleil, du vent et de l'eau par-delà les frontières, nous pouvons fournir plus qu'assez d'énergie propre pour répondre aux besoins de tous les habitants de la planète."

Pour que cela soit possible, disent-ils, "nous avons besoin de nouvelles lignes de transmission traversant les frontières et reliant les différents fuseaux horaires, créant ainsi un écosystème mondial d'énergies renouvelables interconnectées qui sont partagées pour un bénéfice mutuel." Les organisateurs soulignent que l'énergie éolienne doit être exploitée sur une large zone pour fournir un approvisionnement énergétique fiable, et que la "journée solaire" peut être allongée pour tout le monde en connectant différents fuseaux horaires.

Outre les énergies solaire et éolienne à grande échelle connectées par des réseaux internationaux, la déclaration One Sun souligne la nécessité d'investir dans des mini-réseaux solaires pour les villages isolés, dans la recharge intelligente des véhicules électriques pour aider à équilibrer les réseaux verts, et dans de nouveaux instruments financiers pour attirer des capitaux à faible coût vers les énergies propres.

La déclaration conclut que "La réalisation de l'initiative "One Sun One World One Grid - Un soleil, un monde, un réseau" par le biais de réseaux verts interconnectés peut être transformatrice et nous permettre à tous d'atteindre les objectifs de l'accord de Paris visant à empêcher un changement climatique dangereux, à accélérer la transition vers les énergies propres et à réaliser les Objectifs de Développement Durable (ODD)."

L'initiative "Green Grids" a d'abord été développée par le Parlement du Climat. "En combinant l'énergie solaire sur les toits avec les centrales solaires dans le désert, les parcs éoliens offshore et l'hydroélectricité, nous pouvons facilement produire plus qu'assez d'énergie renouvelable pour alimenter le monde. Mais seulement si nous construisons les bons réseaux", a déclaré Nicholas Dunlop, Secrétaire-général du Parlement du Climat. "Grâce à la présidence britannique de la COP26 qui a repris le projet, et à l'intérêt personnel du Premier ministre Modi, nous avons commencé à former une puissante coalition qui pourrait permettre de construire ces réseaux et ces centrales électriques plus vite que jamais."

Anand Mahindra, dont l'entreprise est un grand constructeur automobile et un développeur solaire, a déclaré : "Rien n'est plus urgent que d'accélérer la transition vers les énergies propres et les transports électriques dans le monde. Les entreprises comme la nôtre doivent s'associer aux législateurs, aux gouvernements et aux organisations internationales pour accélérer le rythme. Nous serons un participant actif de l'initiative Green Grids."

William Ury, auteur et cofondateur du programme de négociation de l'université de Harvard, a déclaré : "Aujourd'hui, le monde a dit oui aux réseaux verts - le projet qui offre probablement le plus grand potentiel pour résoudre la crise climatique et améliorer la qualité de vie de chaque être humain sur terre.  Maintenant, faisons en sorte qu'il se réalise !"

L'ancien ministre britannique de l'environnement Barry Gardiner (aujourd'hui député), dont l'amitié personnelle de longue date avec le Premier ministre Modi a joué un rôle important dans l'organisation de cette initiative, a déclaré : "Dans un monde interconnecté, il est insensé que les gouvernements continuent à faire une fixation sur l'indépendance énergétique. Un réseau vert mondial permettra à l'énergie produite n'importe où d'être utilisée partout. Il s'agit d'une coopération à l'échelle mondiale visant à utiliser les ressources renouvelables de l'eau, du vent et du soleil et à échanger le surplus de chaque pays là où il est nécessaire. Il s'agit d'une vision politique internationale à la hauteur du défi climatique auquel nous sommes confrontés."

Le Dr Sanjay Jaiswal, député indien, qui a également joué un rôle clé dans le développement du projet, a déclaré : "L'initiative Green Grids peut contribuer à susciter une plus grande volonté politique, à faire remonter aux gouvernements des idées et de l'expertise, et à mobiliser des financements pour déployer plus rapidement des énergies propres. Ce sont là les trois conditions essentielles d'une transition mondiale accélérée vers les énergies renouvelables."

La présidente du Parlement du Climat, l'eurodéputée Sirpa Pietikäinen, qui, en tant que jeune ministre finlandaise de l'environnement, a aidé à diriger les premières négociations de la Convention des Nations unies sur le climat, a déclaré : "Nous n'avons plus le temps d'effectuer une transition énergétique mondiale en douceur. Nous avons besoin de nouveaux véhicules politiques pour nous faire avancer plus rapidement. C'est pourquoi nous avons mis au point l'initiative "Green Grids". 


Parmi les intervenants à l'événement de lancement virtuel du Parlement du Climat pour l'initiative Green Grids figurent :

Armida Salsiah Alisjahbana, Indonésie, Secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique
Adam Bandt MP, Chef du Parti des Verts, Australie 
Will Blyth, ministère britanniques des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement
Charlie Crist, membre du Congrès américain, ancien gouverneur de Floride 
Ashvin Dayal, vice-président principal, Fondation Rockefeller
Tom Downey, ancien membre du Congrès, États-Unis
Tareq Emtairah, directeur du département de l’énergie, Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) 
Barry Gardiner, député, Royaume-Uni, ancien ministre de l’Environnement
Monica Gullberg, Fonds vert pour le climat
Abshiro Halake, sénatrice, Kenya
Silvia Hernández, ancienne sénatrice et ministre, Mexique
Dr Sanjay Jaiswal, député, président du Parlement du Climat en Inde 
Tanvir Shakil Joy, député, président du parlement du Climat au Bangladesh 
Rebecca Kamara, députée, Sierra Leone 
Angelique Kidjo, chanteuse et activiste
Anand Mahindra, président du groupe Mahindra

Vineet Mittal, président, Avaada Power 
Prof. Yacob Mulugetta, University College London
Sam Onuigbo, député, Nigeria 
Paddy Padmanathan, PDG d’ACWA Power
Sirpa Pietikäinen, députée européenne, présidente du Parlement du Climat 
Dr. Zanetor Rawlings, députée, Ghana
Yacouba Sangaré, député, Côte d’Ivoire
Conrad Sangma, ministre en chef de l’État de Meghalaya, Inde 
Ayisha Siddiqa, Pakistan, co-fondatrice du mouvement de jeunes ‘Polluters Out’
Aditya Thakeray, ministre de l’Environnement, État du Maharashtra, Inde 
Moeketsi Enos Thobela, Banque africaine de développement

Manoj Upadhyay, président et fondateur, ACME Group
William Ury, auteur de Getting to Yes (Comment réussir une négociation), co-fondateur du programme de négociation de Harvard 
Alexandria Villaseñor, États-Unis, co-fondatrice du mouvement Youth Climate Strike (Grève étudiante pour le climat)
Kandeh Yumkella, député, Sierra Leone, ancien directeur général de l’ONUDI et premier directeur du programme ‘Énergie durable pour tous’ de l’ONU 
Juliette Zingan, députée, Sénégal

 

Pour plus d’informations, visitez : www.greengrids.world

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