Aude - AUDE - BOURIEGE (11) LE DEPARTEMENT JETTE L'EPONGE / LE COLLECTIF REGIONAL TNE ECRIT AU PREFET

Aude - AUDE - BOURIEGE (11) LE DEPARTEMENT JETTE L'EPONGE / LE COLLECTIF REGIONAL TNE ECRIT AU PREFET

Par Emmanuel Forichon, Tarn, Brigitte Courcier, Aveyron et Jean Pougnet, Hérault, le 24 Juin 2017

AUDE - BOURIEGE (11) LE DEPARTEMENT JETTE L'EPONGE / LE COLLECTIF REGIONAL TNE ECRIT AU PREFET

Suite aux graves événements et dépôts de plainte des opposants au passage des camions des promoteurs d'éoliennes industrielles Enercon et Valeco (intervention musclée des vigiles de ces entreprises en particulier), c'est aujourd'hui à la préfecture de se mêler de cette "affaire" et surtout de faire respecter la loi et le droit.

Jean Brunel, directeur de cabinet du président du Conseil départemental de l'Aude André Viola, explique, dans les colonnes de La Dépêche du Midi, que :

"dans la mesure où il y a eu une contestation du collectif, et que cette contestation aurait encore été plus forte si nous avions pris un arrêté d'alignement (N.D.L.R. pour matérialiser dans le droit la limite du domaine public et des parcelles privées), le président a considéré que nous étions dans une problématique qui relevait de l'ordre public, et donc de la préfecture, et que nous ne prendrions pas cet arrêté d'alignement (…) L'État dira ce qu'il faut faire».

Compte tenu de cette nouvelle situation, le collectif TNE Occitanie Environnement a écrit au préfet de l'Aude, qui vient d'accuser réception en promettant une réponse (en attente donc).

Courrier qui a été envoyé en copie aux ministères de l'Intérieur et de la Transition énergétique et solidaire, au préfet de Région, à la sous-préfette à Limoux, enfin au cabinet de Carole Delga pour La région Occitanie.


Monsieur Alain Thirion
Préfet de l’Aude
PREFECTURE
​​​​​​​52 Rue Jean Bringer

11000 CARCASSONNE

RAR Objet : protestation événement à Bouriège (11)

Monsieur le préfet,

Les évènements des semaines écoulées concernant le projet éolien de Bouriège, tant ceux qui nous ont été rapportés le 13 juin puis ceux que nous avons pu observer in situ que les violences commises le 21 juin au matin ont soulevé parmi nos associations de protection de l’environnement une vague d’indignation qu’il serait hasardeux de méconnaître. Nous nous faisons par ce courrier de protestation l’écho de leurs réactions et de leur colère.

Notre courrier du 13 juin adressé à Monsieur le président du Conseil départemental, par lequel nous lui expliquions ses erreurs (son concours à la destruction des ponts, son arrêté relatif à la RD 52) semble avoir porté quelques fruits, son directeur de Cabinet ayant expliqué au journal La Dépêche, nous citons « Notre métier c'est de faciliter la circulation sur les routes départementales. Aujourd'hui nous sommes au-delà, et ce n'est pas de notre compétence. L'État dira ce qu'il faut faire».

La réalité dans cette affaire est que le promoteur a un comportement malhonnête, disons-le clairement frauduleux, lorsque tant au moment de l’enquête publique que lors d’une récente séance de la CAA de Marseille et ces jours derniers encore il a assuré les décideurs qu’il a la maîtrise des accès routiers à son chantier. Nous avons constaté qu’il n’en était rien, et les violences qui ont suivi le confirment.

Nous sommes dans un Etat de droit, et parmi les règles intangibles qui en garantissent l’usage figure le respect de la propriété privée.

Or des personnels directement employés ou sous-traitants de VALECO et de ENERCON sont venus le 21 juin au matin avec des actions de grande violence enfreindre la propriété privée des riverains de la D52, qui ne gênaient en rien la circulation courante. Ils ont porté la main sur de libres citoyens et volé du matériel de communication leur appartenant aux fins de destruction, puis ils ont défoncé les protections mises en place par les riverains.

Ces violences commises envers des citoyens libres et clairvoyants qui défendent leur bien, mais qui ce faisant défendent aussi le bien commun, parce qu’ils aiment profondément leur pays, ces violences sont inadmissibles.

Elles s’inscrivent en opposition totale avec la volonté de la Présidence de Région, qui souhaite développer la concertation citoyenne, marqueur de son mandat.

Peu après ces évènements inadmissibles, une responsable de l’association de protection de l’environnement - ici en copie - a tenté de vous joindre : elle a retenu des propos échangés avec votre directeur de Cabinet que, d’une certaine manière, vous souhaitiez demeurer en observation.

Le temps de l’attentisme, Monsieur le Préfet, est désormais passé : ces auteurs de violences peuvent à tout instant récidiver et aggraver la situation. Les citoyens attendent du premier serviteur de l’Etat qu’il garantisse les libertés des citoyens et les fasse respecter. Aussi, nous vous demandons de condamner avec la plus grande fermeté et publiquement ces actes, qui ont fait l’objet d’un dépôt de plaintes.

Nous vous prions d’accepter, Monsieur le préfet, l’assurance de notre haute considération.

Signé par les co-secrétaires de TNE :

Emmanuel Forichon, Tarn, Brigitte Courcier, Aveyron et Jean Pougnet, Hérault

En copie à :

  • Madame la présidente de Région, aux bons soins de son directeur de Cabinet
  • Association « Les Amis de Saint Sernin »
  • Monsieur le préfet de Région
  • Monsieur le ministre de’Intérieur
  • Monsieur le ministre de La Transition énergétique et solidaire

PS : Comme notre Collectif le fait à chaque fois, ce courrier sera envoyé pour info à la presse.

Le collectif régional TOUTES NOS ENERGIES/ OCCITANIE ENVIRONNEMENT réunit 140 associations œuvrant pour la protection de l’environnement, du patrimoine et de la qualité de vie des habitants et, à ce titre, opposées à l’invasion de l’industrie éolienne dans les milieux naturels et les espaces ruraux de la région Occitanie.

CONTACT : toutesnosenergie@laposte.net  secrétariat : tél 05 63 73 03 28                

Adresse postale : TNE/CALELH  Hôtel de Ville 81260 Brassac


Emmanuel Forichon, Tarn, Brigitte Courcier, Aveyron et Jean Pougnet, Hérault (24-06-17)

 

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