Lavaur - Bernard Carayon, Maire de Lavaur : Je maintiens, bien sûr, mes arrêtés.

Lavaur - Bernard Carayon, Maire de Lavaur : Je maintiens, bien sûr, mes arrêtés.

Lavaur - Bernard Carayon, Maire de Lavaur : Je maintiens, bien sûr, mes arrêtés.

Par Bernard Carayon, Maire de Lavaur, le 04 Novembre 2020

La preuve doit toujours se faire par l’exemple.

Lavaur, petite ville de 11 000 habitants, a souvent servi d’exemple à d’autres communes de France,sur le plan sportif, social, humain. En signant les arrêtés municipaux permettant la réouverture des commerces, des salles de sports, lieux de culte, bars et restaurants, nous aurions pu, une fois encore servir d’exemple. Car ce que je voulais montrer, c’était que l’on pouvait à la fois conserver nos libertés essentielles, soutenir nos petits commerçants, qui ont déjà assez souffert durant le confinement précédent.
Vivre avec la Covid 19. Le temps de trouver le moyen de l’éliminer.
Vivre avec la Covid, ce n’est pas se résigner, ni accepter des morts par cynisme économique. Vivre avec, c’est organiser notre vie familiale et sociale, la vie de tous, en prenant le maximum de précautions.

C’est ce que j’ai voulu faire.

Tout en luttant contre la pandémie par des mesures sanitaires que nous avions renforcées, nous pouvions nous montrer des citoyens responsables. L’Etat l’a-t-il été en laissant ouvertes les cantines des lycées bondées de jeunes, en laissant ouverts les supermarchés mais en fermant les petits commerçants de proximité ou en laissant manifester, à Paris, des milliers de personnes dans des conditions d’insécurité sanitaire totale ?

On parle beaucoup de liberté en ce moment,sur d’autres plans ! Mais quid de la liberté de commercer, de faire du sport, de vivre sa foi religieuse ? La protestation des maires contre la fermeture des commercesjugés « non-essentiels » s’est répandue dans toutes les régions de France. Le Sénat a voté à l’unanimité (pour une fois !) la réouverture des commerces non alimentaires.

L’Association des Maires de France a demandé au Premier ministre de revoir sa copie.

Préférant rester sourd aux lanceurs d’alertes que nous sommes, nous, maires de France, le Gouvernement décide maintenant d’imposer par la force un décret qui entrave noslibertés etrompt l’égalité de traitement des commerces, pouvant conduire à leur fermeture définitive. Et sans attendre que le conflit entre l’Etat et les collectivités locales soit tranché par les tribunaux administratifs !

Un recours contre ce décret vient d’être déposé par les libraires auprès du Conseil d’Etat. Dans l’attente de la décision que prendra celui-ci, ou de celles destribunaux administratifs devant lesquels seront déférés les arrêtés municipaux, nous invitons donc, avec regret, et à partir de demain, les commerçants et les salles de sport concernés, à ne pas prendre le risque d’une contravention (à supposer qu’elle soit légale !). Ils ont assez de difficultés financières comme cela.

Je maintiens, bien sûr, mes arrêtés.

Restons mobilisés dans l’attente des décisions des tribunaux administratifs. Continuons à soutenir, par nos achats, nos commerçants. Privilégions le choix du service dévoué de proximité qu’ils nous apportent. Et respectons les gestes barrières comme le port du masque !
 

 

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