Montpellier - COVID-19 : cluster à l'Université de Montpellier et passage des cours en semi-distanciel à l'université Paul Valéry

Montpellier - COVID-19 : cluster à l'Université de Montpellier et passage des cours en semi-distanciel à l'université Paul Valéry

Montpellier - COVID-19 : cluster à l'Université de Montpellier et passage des cours en semi-distanciel à l'université Paul Valéry

Par Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier - S.C.U.M, le 15 Septembre 2020

COVID-19 : cluster à l'Université de Montpellier et passage des cours en semi-distanciel à l'université Paul Valéry

Alors que la rentrée universitaire vient à peine de commencer, plus d'une cinquantaine d’étudiants en deuxième année de médecine (Université de Montpellier) ont été testés positifs au Covid-19, soit un quart de la promotion ! A l'IAE (Institut d'Administration des Entreprises), composante de l'Université de Montpellier, c'est l'intégralité d'une promo de L3 qui a été placée en quarantaine suite à la découverte d'un cas positif parmi eux.

Et ce n’est pas fini ! A l'Université Paul Valéry - Montpellier 3, alors que la rentrée en cours n'avait pas encore eu lieu, les nouveaux étudiants en première année de Licence ont étés convoqués à des réunions de pré-rentrée obligatoires<.

Résultat : des centaines d'étudiants serrés comme des sardines dans des amphithéâtres surchauffés et bondés. D'ailleurs, l'université attend fébrilement les résultats de tests COVID-19 de plusieurs étudiants présentant des symptômes. Comment, en l'absence de réelles mesures sanitaires prises par les universités, s'étonner ensuite de la multiplication des prises de risques individuelles par des étudiants ne comprenant pas le "deux poids-deux mesures", ici à l'œuvre.

D'un côté, sorties interdites et masques obligatoires. Mais de l'autre côté, des institutions en roue libre, entassant les étudiants comme des sardines, sans même leur laisser le choix. Il est absurde de pointer la responsabilité individuelle de quelques étudiants, quand les institutions fuient leurs responsabilités de façon aussi criante. L'attitude nonchalante des directions d’universités vis à vis de la pandémie, ne peut qu'encourager le relâchement des précautions individuelles.

L'obsession des présidences des universités Montpelliéraines de vouloir contraindre un maximum d'étudiants à risquer leur santé et celles de leurs proches pour assister à tout prix à tous les cours en présentiel est non seulement insensée, mais potentiellement criminelle. Nous recevons depuis plus d'une semaine de nombreux messages d'étudiants témoignant de la surpopulation des amphis et de l'impossibilité de conserver une distanciation sociale. L'organisation des cours en présentiel intégral a aussi rempli les couloirs des campus, mais aussi par un ricochet morbide, les tramways et les bus.

Comment, dans ces conditions, garantir à tous de bonnes conditions de cours et un respect des règles sanitaires ?

Nous avons l'impression que Philippe Augé et Patrick Gilli, respectivement présidents de l'Université de Montpellier (UM) et de l'Université Paul Valéry Montpellier 3 (UPVM3) vivent dans une réalité parallèle, un monde qui n'aurait pas connu une pandémie mondiale, qui rien qu'en France à fait plus de 31 000 morts.

Après une période de confinement ayant aggravé la précarité et le décrochage scolaire (notamment des étudiants les plus fragilisés socialement), voilà que les présidences d'université jouent encore une fois aux apprentis-sorciers, n'ayant même pas pris la peine d'anticiper correctement la rentrée universitaire.

Dans ces conditions, plusieurs solutions avaient été évoquées afin de limiter le risque d'un nouveau cluster, par exemple, un mix entre enseignement en distanciel et enseignement en présentiel, dès la L2, ce qui permettrait de libérer des places pour les étudiants en L1, qui sont ceux qui ont le plus besoin d'un accompagnement en présentiel, tout en faisant "respirer" les amphis et salles de TD. De plus l'organisation d'une diffusion vidéo de l'intégralité des cours en direct permettrait aux étudiants à risque ou devant prendre plusieurs transports en commun de continuer à suivre les cours en limitant le risque de contamination. Nous rappelons aussi qu'à l'heure d'aujourd'hui, la grande majorité des supports de cours n'est toujours pas disponible sur les plateformes web pédagogiques, alors que leur mise en ligne est pourtant une obligation légale !

Vers la mise en place du semi-distanciel à l'Université Paul Valéry

Ce mardi 15 septembre 2020, le CEVU (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire) de l'université Paul Valéry Montpellier 3 a décidé de passer les enseignements en semi-distanciel ... deux semaines après avoir entassé ses 21 000 étudiants comme des sardines !

Il s'agirait, à partir du 21 septembre dans certaines filières, d'un système par roulement sur deux semaines. En semaine 1, la moitié des étudiants seront en présentiel, et l'autre moitié en distanciel. En semaine 2, ceux en présentiel passeraient en distanciel, et ceux en distanciel passeraient en présentiel. Une telle organisation, si elle a le mérite de permettre, enfin, le respect de la distanciation sociale à l'échelle du campus, pourrait entrainer un décrochage d'une partie des étudiants. De plus, si ce roulement se fait sur l'effectif global, il ne garantit pas nécessairement un respect de la distanciation sociale au sein d'une même promo.

Nous serons vigilants sur les modalités de mise en œuvre de cette mesure, afin qu'elle n'impacte pas, encore une fois, les étudiants les plus précaires et ne soit pas un accélérateur de sélection sociale.

 

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