Haute-Garonne - HAUTE-GARONNE - Pari réussi pour les 3e Rencontres Régionales de l’Économie Circulaire !

Haute-Garonne - HAUTE-GARONNE - Pari réussi pour les 3e Rencontres Régionales de l’Économie Circulaire !

Haute-Garonne - HAUTE-GARONNE - Pari réussi pour les 3e Rencontres Régionales de l’Économie Circulaire !

Par BIOVALLEE LAURAGAIS, le 17 Octobre 2016

Pari réussi pour les 3e Rencontres Régionales de l’Économie Circulaire !

Jeudi 13 octobre 2016, plus de 300 personnes se sont donné rendez-vous à Revel pour assister aux 3e Rencontres Régionales de l’Economie Circulaire.

Articulée autour de débats associant plus d’une 20aine d’intervenants, cette journée organisée par BioVallée Lauragais, en collaboration avec de nombreux partenaires, a permis aux participants (représentants d’organismes publics et d’association, entrepreneurs, centres de recherche…), maillons essentiels à la création d’un véritable tissu régional de l’économie circulaire, d’en apprendre davantage sur le sujet et d’engager les échanges.

DES QUESTIONS D’ACTUALITÉ…  DES SOLUTIONS D’AVENIR

3 Thématiques fortes :

Cette 3e édition avait pour objectif de sensibiliser les acteurs du territoire à l’économie circulaire afin d’impulser le passage à l’action.

De nombreux sujets ont été abordés au cours de la matinée. La première table ronde a permis de présenter l’économie circulaire et de faire état du contexte national et régional (stratégique, réglementaire…). La seconde visait quant à elle à valoriser des actions concrètes et économiquement viables engagées dans ce domaine par des grands groupes et des acteurs publics.

Enfin, les échanges de l’après-midi ont permis de partager les expériences et bonnes pratiques autour de 3 thématiques : ressources locales et approvisionnement durable, économie fonctionnelle et de partage, transition énergétique.

Alors, que retenir de ces 3e Rencontres Régionales de l’Economie Circulaire ?

Les outils numériques, sources de déploiement de l’économie circulaire

« Pour favoriser le déploiement de l’économie circulaire, il s’avère aujourd’hui nécessaire de soutenir la mise en réseau et les échanges entre acteurs » a souligné François-Michel Lambert, Président de l’Institut de l’Economie Circulaire, parrain de l’événement.

En ce sens, les outils numériques jouent un rôle essentiel. Plus largement, ils favorisent la collecte des données et leur analyse.

Eric Gouardes, Directeur Régional Adjoint de l’ADEME Occitanie a affirmé « Avec plus de 40 milliards de données à traiter, la révolution de la data révolutionnera notre rapport à la ressource ». En effet, les logiciels et plateformes numériques peuvent permettre d’identifier rapidement les besoins d’un secteur tout en limitant l’utilisation de nouvelles ressources et la production de nouveaux déchets.

Telle est l’ambition de la plateforme Act’if portée par la CCI Midi-Pyrénées dont « l’objectif est d’identifier, de quantifier et de géolocaliser à l’échelle d’un territoire les flux des entreprises afin de mettre en correspondance les offres et besoins. Cette plateforme permet ainsi de favoriser les collaborations entre les acteurs socio-économiques et d’accroître leur compétitivité. » a mentionné Jean-François REZEAU Président de la Commission Développement durable de la CCI de Toulouse et de la CCI de région Midi-Pyrénées.

De même, le projet Miam 31 porté par le Conseil Départemental de la Haute-Garonne dont l’objectif est de mettre en relation les agriculteurs et collèges du département pour alimenter les cantines en produits locaux et/ou sous signe officiel de qualité, repose sur l’existence et l’exploitation d’outils numériques partagés. « Le projet Miam 31 existe depuis 3 ans. Aujourd’hui 84 des 96 établissements du département de la Haute-Garonne disposant d’une cuisine autonome ont adopté cette démarche. Quotidiennement près de 50 000 collégiens bénéficient de cette initiative qui vise plus largement à les sensibiliser au gaspillage alimentaire. Les données recueillies au travers de cette plateforme telles que la fréquence des achats, le choix des produits ou encore les quantités commandées, sont autant d’informations clés pour lutter contre la surproduction et le gaspillage alimentaire. » a précisé Gilbert HEBRARD - Secrétaire à l’agriculture et à la ruralité - Conseil Départemental 31.

L’utilisation de ressources locales comme moyen d’approvisionnement durable

L’économie circulaire réside également dans le fait de faire appel à des ressources (matières premières, énergie) disponibles localement et accessibles sur le long terme. Plusieurs exemples présentés lors de cette journée ont démontré la viabilité des démarches faisant appel à ce principe. 

Tel est le cas du projet Energido, mené par le groupe Veolia, et qui utilise le potentiel thermique des eaux usées pour répondre aux besoins de chauffage et de climatisation.

De même, GRDF accompagne au niveau national plus de 20 projets reposant sur la production de biométhane à partir de déchets organiques récupérés localement en vue de son injection directe dans le réseau de gaz naturel. Le projet Aquapole, porté par Grenoble Alpes Métropole et utilisant les boues de stations d’épuration a permis d’illustrer ce procédé. « La production de biogaz en France représente à ce jour environ 10% de la revente totale de gaz. Nous espérons atteindre d’ici 2050 plus de 50% de gaz vert injecté dans le réseau » a déclaré Véronique PINET, Déléguée Territoriale Nord-Isère de GRDF.

Un autre exemple d’approvisionnement local durable viable économiquement : les systèmes industriels innovants basés sur la nanofiltration conçus par l’entreprise héraultaise Nereus. A destination des agriculteurs, producteurs de biogaz et gestionnaires d’établissements, les technologies développées permettent de valoriser les déchets liquides polluants sous forme d’eau haute qualité, d’engrais et même d’énergie.

« Ces processus à faible consommation énergétique sont déjà exploités en Allemagne et au Benelux. Fort de ce succès, les partenaires régionaux nous ont sollicité pour engager leur déploiement en région Occitanie » a rappelé Emmanuel TROUVE, Président de Nereus.

L’économie de la fonctionnalité, au cœur de l’économie circulaire

Le thème de l’économie de la fonctionnalité présenté au cours de l’après-midi a soulevé de nombreuses questions quant au business model adopté par les acteurs qui s’y emploient. En effet, ce concept repose non pas sur l’achat à proprement parler d’un produit ou d’un service mais sur la location de leur usage.

Tourné vers l’économie de partage, ce modèle se présente comme un véritable levier pour l’économie circulaire puisqu’il élargit considérablement son champ d’intervention jusqu’alors centré sur le couple « ressource-déchet ».  

Pour illustrer ce pilier de l’économie circulaire : le projet Jean Bouteille. Cette initiative consiste à distribuer des produits alimentaires liquides en vrac (huile, vin, vinaigre…) en utilisant des bouteilles de verre consignées. Au cœur de l’économie circulaire, elle permet de fournir une solution « zéro déchet », 30 % moins chère que les produits courants pré-emballés, tout en concentrant les points de vente et de lavage des bouteilles dans un rayon de 50 km maximum. Cette initiative nationale a concerné en 2015 plus de 40 000 bouteilles consignées et a généré un chiffre d’affaire d’environ 500 000 €.

L’Économie Circulaire, axe moteur de la transition énergétique

A l’heure où trouver des réponses et des solutions aux défis environnementaux s’impose comme une priorité, ces 3e Rencontres Régionales de l’Economie Circulaire ont permis de découvrir des projets innovants, transférables à de nouveaux territoires et économiquement viables confirmant le rôle majeur de l’économie circulaire en faveur de la transition énergétique.

« Dans 30 ans, il y aura 3 milliards d’habitants supplémentaires. Il s’agit dès aujourd’hui d’anticiper les besoins énergétiques de demain » a souligné Pascal DUHOO, Directeur du Business Development du groupe Colas initiateur du projet Wattway. Les spécificités de cette technologie ? Equiper les routes déjà existantes de dalles photovoltaïques capables de capter l’énergie solaire et de la redistribuer dans le réseau électrique local.

Au-delà des grands groupes, les PME et start-up œuvrent également au quotidien en faveur de la transition énergétique. Tel est le cas de la société Bulane qui propose aux industriels une flamme hydrogène, propre et performante issue de l’électrolyse de l’eau. Les résultats sont probants : une production d’hydrogène sur demande, pas de stockage de gaz limitant les risques professionnels, 92% de réduction de l’impact environnemental comparé au procédé classique utilisant l’oxy-acétylène. Le projet, démarré en 2010, remporte aujourd’hui un franc succès auprès de grands groupes comme Thalès et De Dietrich.


Le mot d’Agnès LANGEVINE

Vice-Présidente de la Région Occitanie Pyrénées/Méditerranée en charge de la Transition écologique et énergétique, de la Biodiversité, de l’Économie circulaire et des Déchets.

« Au sein de nos territoires il s’avère nécessaire de favoriser le partage de connaissances et la synergie entre les entreprises afin d’améliorer leur compétitivité. Il s’avère également primordial de rendre visibles tous les acteurs régionaux œuvrant quotidiennement en faveur de l’économie circulaire et d’intégrer ce modèle dans le fonctionnement public afin d’en assurer le déploiement à l’échelle de nos territoires.»

 

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