Montpellier - 2 jeunes chercheuses de MONTPELLIER, lauréates du Prix Jeunes Talents France L'Oréal-UNESCO

Montpellier - 2 jeunes chercheuses de MONTPELLIER, lauréates du Prix Jeunes Talents France L'Oréal-UNESCO

Montpellier - 2 jeunes chercheuses de MONTPELLIER, lauréates du Prix Jeunes Talents France L'Oréal-UNESCO

Dans le cadre de la semaine de la Fête de la Science 2019, la Fondation L'Oréal a réuni hier soir au sein du Museum d'Histoire naturelle de Paris, les 35 jeunes chercheuses récompensées par le Prix Jeunes Talents France 2019 L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, créé il y a 12 ans en partenariat avec l'UNESCO et l'Académie des Sciences.

 

2 jeunes chercheuses de MONTPELLIER font partie des lauréates.

 

- Pauline Adler, 31 ans, est post-doctorante au Laboratoire de chimie bio-inspirée et d'innovations écologique à l'Université de Montpellier.

Est-ce possible de faire rimer chimie et environnement ? C'est le pari que tente de relever Pauline. Agrégée de chimie, elle consacre ses travaux de recherche à la résolution d'une problématique écologique majeure : l'extraction des métaux.

Pauline Adler, qui se destinait au départ à l'enseignement, a découvert la recherche lors de son master de chimie organique et espère pourvoir poursuivre une longue carrière universitaire dans son domaine. Obtenir un poste permanent n'est pas offert à tous les chercheurs, en particulier aux femmes en début de carrière qui font face à une pression intense, parfois difficilement compatible avec la volonté de construire une vie de famille, ce qui en décourage plus d'une. Mais ce n'est pas le cas de Pauline, qui s'inspire des femmes de son entourage aux brillantes carrières dans la science pour forger son propre chemin.

 

- Anastasia Bolotnikova, jeune estonienne de 25 ans est doctorante au Laboratoire d'Informatique, de Robotique et de Microélectronique de Montpellier - LIRM au sein de l'équipe IDH: Interactive Digital Humans

Anastasia a grandi dans le petit village de Kallaste, situé en Estonie, au bord du lac Peïpous, marquant la frontière entre son pays et la Russie. Dès le lycée, elle commence à apprendre le français et obtient l'équivalent du baccalauréat, spécialité sciences informatiques. Elle décide de continuer ses études supérieures dans ce domaine, et c'est en master qu'elle a l'opportunité, grâce au programme Erasmus, d'aller travailler plusieurs mois dans un laboratoire de Montpellier. Elle y reste pour y conduire sa thèse « CIFRE », c'est-à-dire une thèse développée à mi-chemin entre un laboratoire public et une entreprise privée. Dans le cadre de ses travaux, Anastasia Bolotnikova travaille sur un robot humanoïde monté sur roulettes, baptisé Pepper, produit par SoftBankRobotics et conçu pour devenir un assistant personnel, une sorte de compagnon du quotidien. La doctorante cherche à le programmer et le doter de nouvelles fonctions, afin de lui permettre d'aider en particulier les personnes fragiles dans les tâches physiques qui nécessitent l'apport d'un effort ou d'un appui externe à leurs mouvements. 

 

 

 

UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE CHERCHEUSES

 

Cette année en France, 20 doctorantes et 15 post-doctorantes ont été sélectionnées parmi plus de 800 candidatures par un jury composé d'éminents membres de l'Académie des sciences. Elles ont reçu respectivement une dotation de 15 000 € pour les doctorantes et de 20 000 € pour les post-doctorantes, qui va leur donner les moyens de poursuivre et de consolider leurs travaux de recherche.

 

Ces 35 jeunes chercheuses ont de plus bénéficié d'une formation au leadership (management, négociation, prise de parole en public, etc.) visant à leur donner des moyens supplémentaires pour mieux affronter le plafond de verre qui demeure une réalité dans le monde de la recherche. 

 

Pour faire émerger une nouvelle génération de chercheuses d'excellence, la Fondation L'Oréal, aux côtés de l'UNESCO, remet chaque année, dans 118 pays, via ses programmes nationaux et régionaux Jeunes Talents Pour les Femmes et la Science, près de 280 dotations, qui visent à apporter un soutien spécifique aux doctorantes et post-doctorantes.

 

CHANGER LE PARADIGME DE GENRE DANS LA RECHERCHE

 

En France, les femmes ne représentent que 28 % des effectifs universitaires en science. Si elles sont majoritaires en recherche dans les sciences de la vie, elles ne comptent que pour 22 % seulement en physique, et 23 % en mathématiques et informatique (1). Le plafond de verre reste bel et bien une réalité. D'ailleurs, encore cette semaine, le Prix Nobel de médecine et le Prix Nobel de physique ont chacun été attribués à trois hommes. Cette sous-représentation a des conséquences réelles sur la qualité de la recherche, avec des exemples nombreux et variés, notamment dans le secteur de l'innovation technologique (la majorité des machines d'apprentissage, issues de l'intelligence artificielle, ont été développées pour les hommes, ce qui conduit à des processus décisionnels biaisés).

Montpellier - 2 jeunes chercheuses de MONTPELLIER, lauréates du Prix Jeunes Talents France L'Oréal-UNESCO

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Communiqué (10-10-19)

 

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