ACTUALITÉS : MONTPELLIER ( 34 ) Rendez-vous mondial de l’Agroforesterie à Montpellier du 19 au 23 mai : un congrès scientifique, des événements grand public

19-05-19 : MONTPELLIER ( 34 ) Rendez-vous mondial de l’Agroforesterie à Montpellier du 19 au 23 mai : un congrès scientifique, des événements grand public

Rendez-vous mondial de l’Agroforesterie à Montpellier du 19 au 23 mai : un congrès scientifique, des événements grand public

Renforcer les liens entre science, société et politiques publiques, c’est l’objectif du 4e Congrès mondial d’Agroforesterie, placé sous le haut patronage d'Emmanuel Macron, Président de la République française, qui se tiendra au Corum à Montpellier du 20 au 22 mai 2019. Ouvert aussi bien aux chercheurs et étudiants qu’aux agriculteurs, ONG et décideurs politiques et économiques, ce congrès attend quelque 1500 participants en provenance de plus de 100 pays. Cet événement international est organisé, pour la première fois en Europe, par le Cirad et l'Inra, en partenariat avec World Agroforestry, Agropolis International et Montpellier Université d’Excellence. Il sera précédé le 19 mai d'une journée grand public organisée par la Fondation de France et l’Association française d’agroforesterie.

C’est par une Journée « grand public », organisée par la Fondation de France et l’Association française d’agroforesterie, qu'une semaine dédiée à l'agroforesterie mondiale débutera dimanche 19 mai au Corum. « Nous avons voulu, par cette journée grand public en amont du congrès scientifique international, mieux faire connaître l’agroforesterie auprès de la société civile » , explique Emmanuel Torquebiau, chargé de mission agroforesterie au Cirad et président du comité d’organisation du 4ème Congrès mondial de l’Agroforesterie.

L’agroforesterie, l’avenir de l’agriculture ?

Les organisateurs ont souhaité ancrer cette quatrième édition du Congrès mondial de l’Agroforesterie , qui se tiendra du 20 au 22 mai à Montpellier , dans le débat de société sur l’agriculture. « Il est temps que les solutions techniques soient discutées au sein de la société et s’intègrent aux politiques publiques » commente Christian Dupraz, directeur de recherches Inra et président du comité scientifique du congrès. En associant science et dialogue avec la société, le congrès sera l’occasion d’évaluer la contribution de l’agroforesterie à la transition agroécologique de l’agriculture au niveau mondial.

L’agroforesterie, qui consiste à associer des arbres dans les cultures et les pâtures, est désormais reconnue pour protéger les sols, répondre aux enjeux du changement climatique et contribuer à la sécurité alimentaire mondiale. Cette pratique pourrait donc bien être l’avenir de l’agriculture. Les domaines d’application sont très divers : haies et alignement d’arbres ou d’arbustes dans et autour des parcelles, agriculture multi-étagée, production de bois d’œuvre ou de fruits dans les cultures, arbres fourragers et mellifères, arbres d’ombrage pour les cultures pérennes (café, cacao, vigne) ou le bétail, agroforêts multi-strates et jardins agroforestiers.

Une Union internationale de l’agroforesterie sera créée à l’issue du congrès , afin de fédérer les innovations en agroforesterie à l’échelle mondiale.

Jeudi 23 mai, les participants au congrès pourront visiter le plus important site expérimental agroforestier d’Europe

sur le Domaine de Restinclières à Prades-le-Lez (11 km au nord de Montpellier) où des céréales (blé dur et orge en rotation avec des pois protéagineux) sont cultivées avec de nombreuses essences d’arbres, et en particulier des noyers. Dans les sols plus caillouteux, la vigne est associée aux pins et au cormiers. Ce domaine expérimental agricole de 50 ha, qui appartient au Conseil départemental de l'Hérault, est piloté par le centre Inra Occitanie-Montpellier.

En parallèle du congrès, plusieurs événements organisés pour le grand public

Dimanche 19 mai de 10h00 à 18h00, Le Corum :

Une agriculture durable, un sujet alimentaire : des arbres dans nos assiettes !

Est-il possible de faire mûrir des tomates sous des arbres ? Pourquoi faire pâturer des vaches sous des arbres fruitiers ou dans des bois ? Replanter des haies peut-il permettre de ne plus utiliser de pesticides ? Avoir des arbres dans les champs n’entrave-t-il pas la production d’une alimentation durable ? Venez poser toutes ces questions et d’autres et éveiller vos sens à l’agroforesterie en rencontrant des agriculteurs, acteurs du développement agricole, chercheurs, conférenciers, artistes... des quatre coins de notre planète, qui expérimentent et (ré)inventent ces formes d’agriculture.

Journée gratuite, ouverte à tous, organisée par l'Association française d’Agroforesterie et la Fondation de France avec au programme : un village international des initiatives agroforestières, un cycle de conférences, un espace « expositions », un espace « recherches », un coin « produits agroforestiers », des spectacles…

Jeudi 23 mai à 21h00, Salle Rabelais, Esplanade Charles de Gaulle :

Peut-on encore manger du chocolat ? Qu’en pensent les forêts tropicales ? (Soirée projection-débat gratuite organisé par le Cirad et Agropolis International)

La France et Montpellier, 35 ans de recherche en agroforesterie

Le concept d’agroforesterie est apparu, dans les années 70, au sein de groupes de réflexion internationaux cherchant des solutions au problème de la déforestation tropicale. Aujourd’hui, l’agroforesterie est devenue un sujet de recherche international, qui fait désormais partie des cursus d’enseignement agronomique du monde entier.
C’est à l’Université de Montpellier qu’ont été conduites, dans les années 80, les premières recherches françaises sur l’agroforesterie. Elles sont maintenant conduites au sein de la communauté scientifique d’Agropolis International, grâce aux équipes de recherche du Cirad, de l’Inra et de l’IRD.
La France a joué un rôle prépondérant dans la réflexion scientifique sur l’agroforesterie, avec la mise en place d’un Plan national de développement de l’agroforesterie en 2016. Ainsi aujourd’hui, plus de 15 unités de recherche françaises, réunissant environ 120 chercheurs, s’intéressent à l’agroforesterie.

Un congrès vert !

Les organisateurs du congrès ont acté pour :
- Une « compensation climat volontaire » des déplacements des participants : les sommes récoltées seront consacrées à des projets de recherche et développement en agroforesterie, en lien avec la protection des sols.
- Une « empreinte écologique limitée » : la préférence est donnée aux fournisseurs locaux, aux produits naturels ou bio, à l’impression minimale de papier, aux transports en commun et le non-recours à la vaisselle en plastique.

CIRAD (03-04-19)     18873 vues
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