ACTUALITÉS : PERPIGNAN ( 66 ) Vandalisme municipal : le théâtre prochaine victime ?

PERPIGNAN ( 66 ) Vandalisme municipal : le théâtre prochaine victime ?

Alors que deux déclarations préalables à travaux viennent d’être publiées, le collectif NOU-S PERPIGNAN s’inquiète de la volonté affichée par la mairie de détruire le théâtre municipal pour le transformer en amphithéâtre universitaire.

NOU-S PERPIGNAN est favorable à l’implantation de l’université en centre-ville. Cette bonne idée est ancienne, et il incombait à Jean-Marc Pujol et à son équipe de la transformer en plomb, comme tout ce qu’ils touchent. Le fait qu’ils n’aient pas réfléchi à la nécessité d’implanter un amphithéâtre de 450 places en ville, et se proposent de massacrer un théâtre qui devrait être classé monument historique, et qui ne peut pas contenir toutes les places nécessaires, en dit assez sur leur incompétence. Le fait qu’ils pensent le faire en puisant uniquement dans le budget municipal, pour la modeste somme de 1,3 M d’euros, est un signe évident de leur manque de sérieux, et d’un dossier mal pensé et mal ficelé.

Parce que le théâtre municipal est un des rares théâtres à l’italienne encore en état de France, que son acoustique est saluée par tous, et qu’on n’a pas le droit de liquider le patrimoine des Perpignanais, qui est leur richesse collective. Parce qu’on ne peut pas croire que l’implantation d’activités d’enseignement, qui ne se déroulent que quelques heures par jour, dans tous ses lieux emblématiques sauvera un centre-ville que l’on a méthodiquement étouffé par ailleurs. Parce que le centre ancien de Perpignan, et singulièrement la place de la République, a besoin d’un lieu de culture ouvert en permanence, et d’une salle de spectacle dynamique pour l’animer, notre théâtre municipal doit être préservé et doté de nouveaux moyens. L’amphithéâtre universitaire doit s’implanter ailleurs.

On sait trouver de la place à Perpignan quand c’est nécessaire, et même quand ça ne l’est pas, pour faire des parkings et des « places noires ». Et qu’on réfléchisse un peu, si c’est possible, à la manière d’éviter que le retour de l’université en centre-ville ne se transforme en tragi-comédies comme on en a trop vues.

Philippe POISSE (Pour Nou-S Perpignan) (18-02-19)     7545 vues
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Occitanie Tribune
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