ACTUALITÉS : CANET EN ROUSSILLON ( 66 ) - Modernisme à la plage Architecture et design XXè 22 février au 31 mars 2019

CANET EN ROUSSILLON ( 66 ) - Modernisme à la plage Architecture et design XXè 22 février au 31 mars 2019

Architecture & design XXè - Art XXIè Du 22 février au 31 mars 2019 GDH: exposition de 15h à18h Vous vous promenez régulièrement à Canet-en-Roussillon. Vous passez devant des œuvres conçues par des architectes et des artistes importants. Le saviez-vous ?

Architecture & design XXè – Art XXIè
Du 22 février au 31 mars 2019
GDH: exposition de 15h à18h

Vous vous promenez régulièrement à Canet-en-Roussillon. Vous passez devant des œuvres conçues par des architectes et des artistes importants.
Le saviez-vous ?

Cette exposition mettra en regard des œuvres d’artistes ayant travaillé dans la Ville dans la deuxième moitié du XXè siècle. En partenariat avec les ateliers de Sant Vicens, la Galerie Clément Cividino et plusieurs collectionneurs privés, elle présentera des pièces rares de Georges CANDILIS (lotissement Les Lamparos), Férid MUCHIR (villas et chalets), Victor VASARELY (Promenade Canet sud), Pierre SAINT- PAUL (céramiques) et Jacques POUSSINE & ROWLAND (céramiques).

Et parce que l’art est vivant, les œuvres des artistes Piero CIPOLAT et Isabel SOLER seront mises en résonance au sein du même espace.

Canet-en-Roussillon est située au bord de la Méditerranée Ville touristique de 13 000 hab. (80 000 en été), à 12kms de Perpignan, à 200 kms de Toulouse et de Barcelone.

La Galerie Des Hospices est implantée au cœur du vieux village. Ce bâtiment s’appuie sur les anciens remparts de la cité fortifiée. Le bâtiment a été construit à la fin du XVIIIème siècle pour servir d’écuries, puis a été transformé en cave viticole.

Réaménagée en 1998, ouverte depuis mars 1999, cette galerie d’exposition municipale offre une surface de 350 m2 sur 2 niveaux.

Georges CANDILIS

Né à Bakou (Azerbaïdjan) le 29 mars 1913 et mort à Paris le 10 mai 1995, architecte et urbaniste grec.
Il effectue des études d'architecture à l'École polytechnique d'Athènes de 1931 à 1936. Il rencontre Le Corbusier durant ses études. Candilis s'installe en France en 1945 et y rejoint l'atelier de Le Corbusier, devenant un de ses principaux collaborateurs.

Membre fondateur du collectif Team 10 en 1953, Candilis apporte comme contribution principale son idée de "l'habitat du plus grand nombre". En 1954 à Paris, il crée sa propre agence, en partenariat avec les architectes Alexis Josic et Woods. Ils développent l'idée d'un habitat évolutif, intégrant la problématique de la croissance et du changement à l'échelle de la maison individuelle.

Durant les années 60, avec son agence toulousaine, il oeuvre à la conception du quartier du Mirail, notamment de son université.
En 1969, le partenariat avec Josic et Woods est rompu. Candilis poursuit alors seul son activité et travaille sur l'aménagement de sites touristiques (Port Leucate, Le Barcarès entre autres).

En 1968, à la demande de la famille Rendu-Sauvy, Georges Candilis associé à l’architecte Pierre Raoux réalise un lotissement de 27 logements individuels dénommés « Les maisons claires » dans le quartier dit « des sinistrés », aujourd’hui « Les lamparos » à Canet-sud.

Durant les années 60 et 70, il élabore tout une gamme de mobilier et d’unités de vie modulables (héxacubes).

Georges Candilis est représenté en France par la Galerie Clément Cividino (partenaire de l’exposition)

Férid MUCHIR

Né à Perpignan en juillet 1906 et mort en mai 1980 dans la même ville, architecte et urbaniste.
Il fait ses études à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris de 1925 à 1931 auprès de Guimard, Sauvage et Forget. Sa formation parisienne se déroule pendant une période particulièrement riche de la culture architecturale de la capitale, ponctuée par l’Exposition de 1925, par l’éclosion de l’Art Déco et du Mouvement Moderne.

De retour à Perpignan en 1933, sa carrière professionnelle commence aux côtés de son oncle Alfred Joffre. En 1937, il s’établit à son compte. Le cabinet de Muchir connait dès cette période une activité intense et variée.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’activité de Férid Muchir continue d’être partagée entre l’architecture privée résidentielle et les grandes commandes à caractère public. Son nom est associé à la création des grands équipements du département : la Compagnie de Navigation Mixte à Port-Vendres (1945), la Clinique La Roussillonnaise (1952), la gare routière des Courriers Catalans (1957) ou encore l’aérodrome de Perpignan.

A Canet, Muchir va pouvoir libérer son style. S’affranchissant aisément des contraintes urbaines, l’architecture de la villégiature est plus sensible au style international et aux accents modernistes. Loin des villes, bords de mer et montagnes deviennent des lieux d’innovation.

Cette villa incarne brillamment sa conception de la maison comme le lieu unitaire de la vie familiale.
Vaisseau s’avançant sur le sable, la villa mise sur la légèreté : escaliers en flottaison, terrasses s’avançant hardiment dans le vide, toiture inversée semblant prendre son envol. Seul un pilier, volontairement désaxé, semble soutenir l’ensemble, permettant de dégager de larges baies vitrées ouvertes sur la Méditerranée. Le classement de cette villa en 2015 au titre du patrimoine du XXème nous invite à porter un nouveau regard sur l’œuvre entier de Férid Muchir.

Victor VASARELY

Győző Vásárhelyi, dit Victor Vasarely, né le 9 avril 1906 à Pécs (Hongrie) et mort le 15 mars 1997 à Paris, plasticien hongrois, naturalisé français en 1961, reconnu comme étant le père de l'art optique.

Il commence des études de médecine, qu'il arrête au bout de deux ans. Il s'intéresse à la fin des années 20 au mouvement du Bauhaus
En 1930, il s'installe à Paris où il débute comme artiste graphiste dans des agences publicitaires. Il effectue son premier travail majeur, Zebra (1939) considéré aujourd'hui comme le premier travail dans le genre op art.
Pendant les deux décennies suivantes, Vasarely développe son propre modèle d'art abstrait géométrique, travaillant dans divers matériaux, mais employant un nombre minimal de formes et de couleurs.

Il travaille aussi pour de nombreuses entreprises et métamorphose en 1972 avec son fils, le plasticien Yvaral (1934-2002), le logotype de Renault.
En collaboration avec des architectes et urbanistes, il développe plusieurs aménagements pour des espaces publics.

Associé à l’architecte Pierre Raoux, il conçoit au début des années 80 l’aménagement de la promenade du front de mer à Canet sud. En linéaire, il est le plus aménagement urbain conçu par l’artiste. Chaque entrée de plage est marquée par des sculptures-totems avec des motifs géométriques se répétant, de couleurs différentes. A l’origine les mêmes couleurs étaient posées sur les contremarches des escaliers conduisant à la plage. Certaines parties restent encore visibles. Les formes géométriques présentes sur le dallage impulsent une dynamique et sont mises en relation, d’une manière stylisée, avec d’un côté le ressac de la mer et de l’autre côté avec l’ensemble des immeubles conçus par l’architecte Pierre Raoux (Beaupré et Terrasses du Levant)

Pierre Saint PAUL

Né à Castelnau-Magnoac (Hautes-Pyrénées) le 17 juillet 1926 et mort à Semur- en-Auxois (Côte-d’Or) le 16 septembre 2018, peintre, céramiste et créateur de tapisserie.

Après des études secondaires au collège des Jésuites de Toulouse où il côtoie André Marfaing, il se forme à l'école des Beaux-Arts de cette ville.

Au début des années 1950, il entre aux ateliers Sant Vicens pour apprendre la céramique. Il rencontre et travaille avec Jean Lurçat sur des projets en céramique, en lave émaillée et en tapisserie. Durant ces années, il rencontre Pablo Picasso et Salvador Dalí.

Fin des années 1950, il rencontre Geneviève Lecas de Cinarca qui possède une galerie-atelier aux Baux-de-Provence. Elle organisera des rencontres, des expositions et deviendra sa compagne.
Pendant cette période, il réside et travaille régulièrement à Canet-en-Roussillon, secteur du port.

Au début des années 60, il expose à la Galerie At Home à Toulouse. Il rencontre l’albigeois Jacques Poussines qui expose dans cette même galerie. Il le fera venir dans les Pyrénées Orientales, à Sant Vicens et à Canet-en-Roussillon.
En 1990, il déménage de ses différents ateliers pour s'installer définitivement en Bourgogne.

Son œuvre, qu’elle soit abstraite dans les années 50-70 ou plus figurative par la suite, se caractérise par un certain « lyrisme contrôlé », tout en sobriété par ailleurs. « Point de bavarde à effet, le trait est celui d’un grand graphiste et l’aplat chromatique définissent l’ordre pictural d’un créateur dont la formation est celle d’un architecte. » comme l’indique Jacques Quéralt en 1979 à l’occasion d’une exposition de ses œuvres à Perpignan

Jacques POUSSINE

Né à Albi (Tarn) en 1923 et mort à Perpignan (Pyrénées-Orientales) en 1985. Après ses études secondaires dans une école catholique jésuite, il entre comme stagiaire à la célèbre Maison Defos, spécialisée dans la poterie en terre cuite émaillée à Albi. En 1949, il ouvre un atelier de poterie-céramique en collaboration avec son beau-père et un cousin, structure lui servant de cadre pour produire divers objets en céramique.
En 1954 et certainement suite à sa rencontre avec Pierre Saint Paul, il s’installe à Perpignan intégrant les ateliers de céramique créés par Firmin Bauby. Au sein de la Colla de Sant Vicens, il fréquente Jacqueline Barthe, avec laquelle il tient une galerie d’art à Fitou (Aude) dans une ancienne bergerie.
Dans les années 60, il s’établit à Canet-en-Roussillon, ville dans laquelle Pierre Saint Paul possède déjà une habitation et un atelier près de ce qui deviendra le port. En 1965, il se lie d’amitié avec Joe et Pat Rowland, des artistes venant d’Outre-Manche et récemment installés dans le petit village d’Oms. Il travaillera étroitement et à de multiples reprises avec ce couple de peintres et sculpteurs.

A cette même période, Jacques Poussine fait la connaissance du promoteur immobilier Pierre Philbert. De cette rencontre, naîtra une collaboration de plusieurs années, l’entrepreneur construisant nombreux immeubles du front de mer de Canet-en-Roussillon, Jacques Poussine décorant avec ses céramiques, halls, loggia voire même certaines façades. Son œuvre la plus imposante, encore visible de nos jours est la façade nord de l’immeuble Safari situé quai de Barcelone, en bordure du port. Les balcons couverts font également l’objet de décorations individualisées réalisées par le duo Jacques Poussines, Pat Rowland.

Jacques Poussine fut un homme discret. Pas ou peu d’écrits ont été recensés au sujet de l’artiste. Son œuvre pictural et en céramique est épars, disséminé sur le territoire du Roussillon, à Canet-en-Roussillon, à Perpignan comme à Sant Vicens mais aussi dans un commerce de la rue Paratilla par exemple et, certainement ailleurs, chez plusieurs collectionneurs. Le travail d’inventaire et historique ne fait que commencer...

Piero CIPOLAT Isa SOLER

En regard de l’exposition Modernisme à la plage présentée en rez-de-chaussée de la Galerie des Hospices, il nous est apparu intéressant de montrer le travail de plasticiens menant un travail et une réflexion sur « l’occupation et la transformation de l’espace » que ce soit à l’aide de formes, d’aplats de couleurs sur du papier blanc, ou d’installation de sculptures géométriques, cinétiques au sein de l’espace de la pièce occupée.

Piero CIPOLAT

Il a reçu une formation à l’Académie des Beaux-Arts de Rome. Il commence sa carrière en Italie puis passe plusieurs années en Afrique noire, rencontrant des artistes majeurs de la scène artistique africaine contemporaine. Il rentre en France et s’installe dans les Pyrénées Orientales, habitant quelques années à Canet-en- Roussillon.

Diverses expositions en Italie, France, Allemagne, Afrique. 10 Portraits du pape Wojtyła pour le Vatican, Aquarelles à Pittsburgh (U.S.A), Achat d'une sculpture monumentale par la ville de Canet en Roussillon (Arboretum), entre autres. L’influence d’artistes comme Kandinsky, Malevitch, Mondrian, le Bauhaus, l'Art Minimal, l'Art Concret l'ont conduit à réaliser des œuvres avec différents matériaux dans une remise en question, recherche permanente pour trouver de nouvelles solutions techniques et artistiques. Le triangle, le carré le cercle, la ligne et la courbe sont sa palette pour créer un monde imaginaire, transformer l'espace et la couleur. Il travaille sur les notions de transparence, lumière, reflets, distorsions pour altérer la perception et solliciter les sens. « Au delà du visuel, je cherche un mouvement continu qui déstabilise ».

Isa SOLER

Montée à Paris à 14 ans pour apprendre la danse classique, cinq ans plus tard, à la faveur de rencontres déterminantes, elle fera carrière dans la danse flamenco. A partir des années 1980, elle enchaîne les tournées avec Pedro Soler, son frère, guitariste. En 1996, elle ouvre son Atelier Flamenco Andalou à Toulouse, et ses portes aux peintres, plasticiens, comédiens. « Mettre en relation des artistes, ça me plaît, ça crée des familles de sens ».

Elle se fixe ainsi à Toulouse avec son mari architecte, celui-ci travaillant d’ailleurs avec Georges Candilis sur plusieurs projets. Le rythme de la danse l’ayant désormais quitté, Isa Soler se consacre en toute humilité à la peinture, bien souvent au rythme de ses nuits d’insomnie.

A la gouache, sur de petits papiers , elle agence, elle avance pas à pas, des aplats de couleurs. La composition est fragile. Un aplat en plus, un autre mal placé et l’ensemble s’effondre.
Elle aime lire Christian Bobin « Parler de peinture c’est très vite finir avec la parole, très vite revenir au silence. Un peintre c’est quelqu’un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence ».

Informations pratiques:
Ouvert tous les jours de 15h à 18h et le mercredi de 9h à 12h du 22 février au 31 mars 2019 Entrée libre
Parking à proximité

Site internet

http://www.canetenroussillon.fr/fetes-et- manifestations/categories/exposition/

Facebook :

https://www.facebook.com/VilleDeCanetEnRoussillon/

CANET EN ROUSSILLON ( 66 ) - Modernisme à la plage Architecture et design XXè 22 février au 31 mars 2019

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OCCITANIE TRIBUNE - Florence DENESTEBE (28-01-19)     35698 vues
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