ARTS ET CULTURE : HAUTE GARONNE - SAINT GAUDENS - Festival de JAZZ en COMMINGES

HAUTE GARONNE - SAINT GAUDENS - Festival de JAZZ en COMMINGES

15ème édition de Jazz en Comminges // du 24 au 28 mai 2017 // Saint-Gaudens (31)

Né de la volonté de « réenchanter » le Comminges, le festival de JAZZ en COMMINGES va fêter, cette année, sa quinzième édition. Dans un monde en perte de repères et de repli sur soi, le risque était grand.

Mais, grâce à la con ance et au soutien que nous ont accordés les partenaires, nous avons montré qu’il est possible de rassembler, dès lors qu’on a foi dans un projet.
Ce festival a déjà reçu une centaine de musiciens internationaux de premier plan qui, avec leurs formations et dans des registres divers, ont fait partager leur enthousiasme et amour de la musique. Refusant toute thématique, notre choix a été de faire de ce festival une manifestation populaire et solidaire, par les actions envers

les jeunes, les personnes en situation d’handicap ou de précarité sans laisser de côté, pour autant, les jeunes musiciens au talent prometteur.
Fidèles à notre engagement premier, nous avons multiplié les démarches, partenariats et moyens de communication pour mettre en avant notre région et valoriser son image.

Plus que jamais, j’adresse ma reconnaissance à tous ceux qui nous ont rejoints dans cette aventure, partenaires publics et privés, commerçants, petits donateurs, bénévoles..., qui ont permis à ce festival d’exister.

Leur présence, à nos côtés, est porteuse d’espoir et d’encouragement pour continuer d’aller du rêve à la réalité.



20 clichés sont disponibles sur notre page FACEBOOK OCCITANIE TRIBUNE 
 


Le BIG BAND Garonne

 

mercredi 24 mai 2017

Le Big Band Garonne, orchestre de 16 musiciens, se donne comme port d’attache Toulouse, haut lieu historique du jazz, et la région Occitanie Pyrénées Méditerranée , riche en initiatives représentatives de la diversité musicale.

« Garonne », comme le euve et comme un hommage à Claude Nougaro, le troubadour toulousain orfèvre des mots, auteur de la chanson éponyme, dont la mélodie est reprise par l’orchestre sur des arrangements de Philippe Léogé.

Le Big Band Garonne est avant tout un collectif de musiciens qui a trouvé sa place parmi les grandes formations de jazz d’aujourd’hui et ambitionne de porter, au plan national et international, un jazz aux couleurs des briques roses de Toulouse. Résolument contemporain et composé d’excellents solistes au service d’un jeu collectif, l’orchestre s’af rme comme une fabuleuse machine, avec un son puissant et une rythmique vigoureuse.

Les compositions originales sont ici signées par son leader Philippe Léogé, le trompettiste Nicolas Gardel, la chanteuse Frédérika ou le bassiste Pascal Celma, sur des rythmes et des sonorités résolument actuels où le Funk côtoie la Tradition.

Le Big Band Garonne interprète une musique d’aujourd’hui portée par un son de cuivres puissant, une section rythmique très « Groovy » et une voix unique.
Philippe Léogé a, par ailleurs, créé des compositions originales et des orchestrations, notamment pour des solistes chanteurs qui se sont produits avec le Big Band lors des dernières éditions du festival Jazz sur son 31 à Toulouse (Térez Montcalm, Sylvia Droste, David Linx, Keelylee Evans, Moly Johnson) ; depuis 2014 le Big Band se produit avec le grand accordéoniste Richard Galliano.

La démarche du Big Band Garonne est aussi culturelle et éducative à travers la réalisation d’actions de sensibilisation au jazz auprès du jeune public et des publics défavorisés.
Il veut être le fédérateur des musiciens du grand Sud et s’investir dans la formation professionnelle des jeunes musiciens en participant à des master class, en particulier autour des solistes invités dans les différentes productions.

LINE UP
Direction et claviers : Philippe Léogé
Chant : Frédérika
Trompettes : Tony Amouroux, Alain Cazcarra, Cyril Latour
Trombones : Rémi Vidal, Christophe Allaux, Olivier Lachurie
Saxophones : Christophe Mouly, Samuel Dumont, Jean Michel Cabrol, David Cayrou Guitare : Cyril Amourette
Basse : Pascal Selma
Percussions : Florent Tisseyre


HIROMI
duo featuring Edmar CASTAÑEDA

mercredi 24 mai 2017

Le Japon a produit un nombre impressionnant de pianistes de jazz, dont Hiromi Uehara, pianiste- compositeur, la dernière de ces musiciens étonnants. Depuis la sortie, en 2003, de son premier CD Telarc, Another Mind, Hiromi a électrisé les auditoires et les critiques avec une énergie créative qui englobe et éclipse les limites du jazz, en amenant l’improvisation et la composition à de nouveaux sommets. Complexité et sophistication.

Née au Japon, le 26 mars 1979, Hiromi débute le piano à l’âge de six ans. Son premier professeur, l’a encouragée à accéder aux aspects intuitifs et techniques de la musique. Elle est inscrite à l’École de musique Yamaha à l’âge de six ans et commence à écrire la musique à cette époque.

Elle est, également, amenée au jazz et présentée aux grands pianistes que sont Erroll Garner et Oscar Peterson.
Hiromi déménage aux États-Unis en 1999, et fait ses études au Berklee College of Music à Boston, ce qui élargit sa sensibilité artistique. Elle travaille avec le bassiste Richard Evans, qui la présente au légendaire pianiste Ahmad Jamal.

Evans coproduit son premier CD, Another Mind, avec Jamal, lequel participe au développement artistique de Hiromi. Nommé album de jazz de l’année, Another Mind connait un énorme succès. A partir de son deuxième album Brain, sorti en 2014, elle enchaîne prix et distinctions.

En 2009, elle rencontre et joue avec Chick Corea et Stanley Clarke. En 2010, elle publie Place to Be, album impressionnant et intime de piano solo.
Dans Voice, album sorti en 2011, elle constitue un trio avec le contrebassiste Anthony Jackson et le batteur Simon Phillips. La même année, l’album The Stanley Clarke Band, où elle gure, remporte un GRAMMY pour le meilleur album de jazz contemporain.

En 2013, avec Anthony Jackson et Simon Phillips, elle sort Move, suivi de Alive en 2014.
La percussion puissante de Phillips et les lignes de basse coulantes et incandescentes de Jackson soutiennent, admirablement, Hiromi dans ses improvisations passionnées. Elle sort, ensuite, Spark.

Elle rencontre Edmar Castañeda au Montréal Jazz Festival 2016, reconnaît en lui une musicalité merveilleuse, et envisage immédiatement une future collaboration. « La première fois que j’ai entendu Edmar je me suis simplement dit «WOW» devant tant de maîtrise artistique. Et maintenant je souhaite que vous tous puissiez également entendre sa musique et vous dire «WOW !» aussi !» témoigne Hiromi.

Peu de temps après, elle a l’opportunité de faire appel à Edmar pour une première prestation au Blue Note de New York. Un duo réellement électri ant ! L’esthétique musicale créée est unique et magique pour le public qui se laisse envouter par cet univers. Forts de cette intense connexion artistique, ces deux grands talents ont décidé de poursuivre leur collaboration pour une tournée en duo en 2017.

LINE UP
Hiromi : piano
Edmar Castañeda : harpe


Jacob COLLIER « IN MY ROOM »

jeudi 25 mai 2017

Jacob Collier est reconnu comme l’un des jeunes musiciens les plus originaux, inventifs et doués au monde. Installé à Londres, Jacob a été inspiré par de nombreux sons - sa musique allie des éléments du Jazz, d’A cappella, de Groove, de Folk, de Trip-hop, de musique classique et brésilienne, de Gospel, de Soul et d’improvisation, le tout donnant naissance au monde de « Jacob Collier ».

Il a grandi dans une famille de musiciens où il a perfectionné, très jeune, ses idées musicales. Via Internet il a partagé son talent créatif unique, devenant de plus en plus connu grâce à la création de ces vidéos multi-facettes sur Youtube, qui sont devenues sa marque de fabrique : réalisées chez lui, il y chante toutes les parties, joue tous les instruments et montre chaque partie à l’aide d’une mosaïque de vignettes qui apparaissent à l’écran.

Depuis sa première mise en ligne en décembre 2011, ses réseaux sociaux ont recueilli plus de 80 000 abonnés internationaux et plus de 5 millions de vues sur Youtube.

Avec des succès, comme son interprétation du classique « Don’t You Worry ‘Bout A Thing », de Stevie Wonder, il a séduit un public mondial, et quelques uns de ses plus grands fans font partie de l’élite de la communauté Jazz comme Quincy Jones, Herbie Hancock, Pat Metheny, Chick Corea, pour ne citer qu’eux.

Auparavant, il a collaboré avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Boston, à la conception matérielle de son one man show multi-instrumental et visuel jamais vu ou entendu auparavant ! Jacob a inauguré ce spectacle au Festival de Jazz de Montreux, en ouverture de Herbie Hancock et de Chick Corea ! Le Guardian annonçait Collier comme « le nouveau messie de la musique de Jazz » après l’avoir écouté au Ronnie Scott’s Jazz Club à Londres et le magazine Jazzwise l’a nommé tout simplement « l’avenir de la musique ».

Collier travaille simultanément sur les arrangements commandés par des orchestres de renom et des groupes du monde entier, voyage pour donner des cours dans diverses écoles et universités, et collabore avec de nombreux musiciens différents. Il participe à l’album Family Dinner Vol. 2 des Snarky Puppy tout en collaborant avec Take 6. Jacob a récemment participé à la campagne télé et Web « The Game Starts Here » du Beats by Dre Rugby World Cup où il a arrangé et enregistré « Jérusalem », la bande son du spot publicitaire. La vidéo sur YouTube a été vue plus de 7,5 millions de fois. En n, il auto produit son premier album en 2016 : « In My Room », et continue à créer beaucoup d’autres vidéos.

Ce douze février, il vient d’être récompensé, à Los Angeles, par deux Grammy Awards pour les meilleurs arrangements instrumentistes et vocaux


ROY HARGROVE Quintet

jeudi 25 mai 2017

Trompettiste emblématique de la seconde vague des « néo-boppers » apparus dans le sillage de Wynton Marsalis, Roy Hargrove s’est af rmé très jeune comme un leader doté d’un fort tempérament, aimé des anciens, admiré par les plus jeunes, pour sa capacité à s’exprimer avec une énergie communicative et une fougue qui le relient à certains de ses plus illustres prédécesseurs.

Très jeune, il est repéré par Wynton Marsalis. Agé de dix-sept ans à peine, il tourne en Europe aux côtés de l’altiste Frank Morgan. En 1990, il signe « Diamond in the Rough ». En 1991, il partage la scène du Carnegie Hall avec Sonny Rollins, expérience vécue comme un adoubement.

Parallèlement à sa fréquentation des gloires du jazz comme Johnny Grif n, Stanley Turrentine, Joe Henderson, Joshua Redman et Branford Marsalis, Hargrove dirige un quintet inspiré des petites formations illustres du hard bop. Ce groupe révèle par la vitalité de ses membres, leur esprit de compétition, leur aisance à rafraîchir les codes, une pépinière de talents qui ravive une musique considérée par eux comme la plus authentiquement « jazz ».

Recruté par le label Verve, Hargrove est amené à enregistrer dans des contextes divers, avec des chanteuses, des anciens, comme Johnny Grif n, Dave Brubeck, Jimmy Smith, Oscar Peterson ou certains de ses pairs tels que Christian McBride ou Nicholas Payton. A défaut d’être un innovateur déterminant, il s’af rme, tant dans l’attitude que dans le jeu, comme l’incarnation d’un certain idéal moderne du trompettiste de jazz noir.

A partir de 1997, reconnu comme une star, il se lance dans des projets musicaux plus personnels. Suite à l’invitation, à la Havane, dee Chucho Valdes naît le groupe Crisol, plongé dans le jazz afro-cubain..

Considéré comme le légataire brillant des grands trompettistes, on le retrouve aux côtés de Ray Brown , Phil Woods , Roy Haynes ou encore Michael Brecker et Herbie Hancock avec lesquels il rejoue la musique de John Coltrane et Miles Davis. En 2006, il apparaît dans les rangs du Dizzy Gillespie All Star Big Band. S’ensuit, ensuite, à partir de 2000 une nouvelle orientation liée à sa rencontre avec le chanteur D’Angelo, vedette de la nu-soul, le rappeur Common et la chanteuse Erykah Badu, Hargrove forme le RH Factor, groupe dont le répertoire emprunte au R’n’B, au funk et au hip-hop et dont les albums l’érigent en prince du « groove ». Il sort en 2006 deux albums, l’un avec le RH Factor, l’autre avec son quintet et réaf rme son ancrage dans la « tradition ».

LINE UP
Roy Hargrove : trompette Justin Robinson : sax Sullivan Fortner : piano Ameen Saleem : bass Quincy Phillips : drums


MONTY ALEXANDER Junkanoo Swing

vendredi 26 mai 2017

Depuis cinquante ans, Monty Alexander ne cesse d’explorer et de relier le monde du jazz et la musique de sa Jamaïque natale, puisant dans chacun de ces univers les éléments expressifs de son étonnant parcours musical. Un voyage jalonné de rencontres avec des artistes provenant des quatre coins de la planète musique tels que Frank Sinatra, Tony Bennett, Ray Brown, Dizzy Gillespie, Sonny Rollins, Clark Terry, Quincy Jones, Ernest Ranglin, Barbara Hendricks, Bill Cosby, Bobby McFerrin, Sly Dunbar, Robbie Shakespeare et tant d’autres.

Né à Kingston (Jamaïque) le 6 juin 1944, Monty Alexander prend ses premières leçons de piano à l’âge de six ans. Adolescent, il assiste au Kingston’s Carib Theatre à des concerts de Louis Armstrong et Nat King Cole, deux monstres qui l’aideront à prendre conscience de sa vocation. Il forme Monty and the Cyclones à la n des années 50, tout en enregistrant avec quelques-uns des musiciens qui feront de la Jamaïque l’un des sanctuaires de la musique populaire.

Il s’installe aux Etats-Unis en 1961. Moins de deux ans plus tard, alors qu’il joue à Las Vegas, il est remarqué par Jilly Rizzo, patron de club new-yorkais, et Frank Sinatra. Rizzo engage aussitôt le jeune pianiste. Au Jilly’s, où il accompagne Sinatra et d’autres chanteurs, il fait deux rencontres essentielles : celle du célèbre vibraphoniste Milt Jackson (Modern Jazz Quartet), qui l’engage occasionnellement et de Ray Brown, l’un des plus grands contrebassistes de l’histoire du jazz. Monty joue et enregistre à plusieurs reprises avec eux. Au milieu des années 60, son style est accueilli avec enthousiasme par des grands musiciens, comme Duke Ellington, Count Basie et Miles Davis.

Aujourd’hui, Monty Alexander poursuit son voyage musical de clubs de jazz en salles de concerts, présent sur les principaux festivals de la planète. Ses collaborations abolissent les frontières entre les genres. Il a notamment épaulé Natalie Cole lors de l’enregistrement de Unforgettable (hommage à son père Nat King Cole), interprété la Rhapsody in Blue de Gershwin au festival de Verbier (Suisse) sous la direction de Bobby McFerrin, et participé à la bande-son de Bird, le lm de Clint Eastwood consacré à Charlie Parker.

En 2000 le gouvernement Jamaïcain a conféré à Monty Alexander le titre honori que de Commander of Distinction.

Il a réalisé plus de 60 albums comme leader. En 1976, sa présence à Montreux en compagnie de Jeff Hamilton (batterie) et John Clayton (contrebasse) a donné lieu à l’un des plus mémorables enregistrements live de l’histoire du jazz. À la n de l’année 2005, revenu à Kingston, il enregistre Concrete Jungle avec l’élite des musiciens jamaïcains, disque rassemblant douze compositions de Bob Marley arrangées pour piano. Il s’agit sans doute du meilleur exemple de son univers artistique. Dans un autre domaine, on peut citer The Good Life, orilège de chansons écrites et popularisées par son ami Tony Bennett et Calypso Blues, hommage à Nat King Cole.

En 2008, invité de Wynton Marsalis, il a conçu et dirigé au Jazz at Lincoln Center un projet musical intitulé Lords of the West Indies, accueilli avec enthousiasme dans tous les Etats-Unis, suivi en 2009 de Harlem Kingston Express.

Il a, aussi, participé à l’album de Quincy Jones 1970 Smackwater Jack, partagé le piano avec Herbie Hancock et joué sur des albums classiques avec Dizzy Gillespie et Clark Terry en direct du Festival de Jazz à Montreux en 1977. Il a été membre de la première version de l’Orchestre des Nations Unies de Gillespie au milieu des années 80 et a joué avec Sonny Rollins en 1990.

En 2015, le grand pianiste Donald Vega a sorti un album intitulé With respect to Monty, qui inclut les interprétations de sept compositions d’Alexander. En outre, il participe en sa qualité de directeur artistique au festival qui porte son nom à Easton dans le Maryland.

LINE UP
Monty Alexander : piano Hassan Shakur : ac. bass
Jason Brown : drums
Leon Duncan : elec. bass
Andy Bassford : guitar
Karl Wright : drums/percussion


Kyle EASTWOOD Quintet invite Stefano Di BATTISTA

vendredi 26 mai 2017

Après avoir fait paraître en 1998 son tout premier disque en leader, “From There to Here”, ancrant résolument ses références dans l’âge d’or du jazz orchestral des années 50, Kyle Eastwood aura passé l’essentiel des années 2000 à repousser toujours plus loin les frontières de son univers personnel en déclinant avec beaucoup d’élégance et de savoir faire toute l’étendue de ses goûts musicaux au l d’albums aussi éclectiques que raf nés irtant tour à tour avec l’électro-jazz cool et sophistiqué (“Paris Blues”), le smooth jazz aux accents « seventies » et résolument groovy (“Now”), voire le manifeste “arty”, chic et urbain, subtilement métissé (“Métropolitain”).

C’est fort de cette exploration amoureuse et érudite des multiples tendances de la pop music mondialisée la plus contemporaine, que le contrebassiste semble avoir entrepris depuis quelque temps de faire retour tant dans la forme que dans l’esprit à un jazz plus direct, lyrique et mélodique.

En 2011, l’album “Songs from the Château” fut l’amorce pour Kyle de cette nouvelle phase décisive de sa carrière. A la tête d’un tout nouveau quintet composé de jeunes musiciens anglais parfaitement en phase avec ses parti-pris musicaux, le contrebassiste y posait les jalons d’une musique mélodieuse et pleine de swing, à la fois simple dans ses formes et extrêmement raf née dans son expression. En faisant paraître en 2013 “The View From Here”, le contrebassiste, accompagné toujours de la même formation, con rma avec brio cette nouvelle orientation esthétique, donnant souvent l’impression de chercher à renouer avec l’essence même du jazz en en fondant son discours sur le plaisir du jeu et de l’interaction collective. Aujourd’hui, Timepieces” vient incontestablement s’inscrire comme une borne essentielle dans la discographie de Kyle Eastwood en s’af rmant comme une sorte d’aboutissement de ce vaste mouvement introspectif à la fois personnel et esthétique.

Si la musique de ce nouveau disque donne une telle impression de maturité, c’est qu’elle ne se contente pas d’emprunter des formes du passé mais parvient constamment à trouver l’équilibre entre une référence toujours plus af rmée à l’esthétique hard bop du tournant des années 60 et une façon résolument actuelle d’“interpréter” cette tradition

Kyle Eastwood signe avec “Timepieces“ un disque aussi consistant que séduisant et assurément son œuvre la plus personnelle à ce jour.

Invité, Stéfano Di Battista, apportera un son chaleureux, développant un style néo hard bop. Ce style résulte d’un engagement total, fusion de fougue et de générosité. Stefano met toute son énergie faite autant de vitesse et de virtuosité que d’innovation au service d’une émotion propre à ses racines, à sa terre natale.

LINE UP
Kyle Eastwood : basse et contrebasse Stefano di Battista : saxophone Andrew McCormack : piano
Quentin Colins : trompette
Brandon Allen : saxophone
Chris Higginbotton : batterie


Jamie CULLUM

samedi 27 mai 2017

Né, en Angleterre, le 20 août 1979, Jamie Cullum est déjà une référence dans le milieu du jazz et même dans celui plus large de la musique populaire.

Dès l’enfance, la musique le passionne, issu d’une famille de mélomanes pratiquants. A l’affût de tous les styles musicaux, qu’ils soient grunge, blues ou rock, il fait ses premiers pas de guitariste à l’âge de 8 ans. Très vite, il passe au chant et au piano. Il découvre l’univers du jazz par l’intermédiaire de son frère aîné, Ben, sa plus grande in uence musicale. Un disque d’Oscar Peterson, puis un autre de Dave Brubeck, scellent alors le destin de Jamie.

Au cours de ses études secondaires, Jamie Cullum prend une année sabbatique pour se consacrer à la pratique musicale, voyage et demeure plusieurs mois à Paris où il assiste à de nombreux concerts, jouant régulièrement dans des piano- bars. De retour en Angleterre, il se produit dans des hôtels ou des pubs. Intégrant l’université d’Oxford, il commence alors à composer des musiques de lms, s’essayant également au métier de comédien. Mais c’est toujours sur scène qu’il excelle, les biographies lui prêtant à l’âge de 15 ans, pas moins de mille concerts...

Accompagné du bassiste Raph Mizraki et du batteur Julian Jackson, avec lesquels il forme le Jamie Cullum Trio, il sort un premier disque, Heard It All Before. Quelques mois plus tard, il rencontre Geoff Gascoyne, un bassiste renommé et lui propose de participer à son prochain album Songs of the Summer.

Mais, tandis que cet album est encore en cours d’écriture, Jamie Cullum est approché par la maison de production Candid. Le producteur, le prend sous sa coupe pour sortir Pointless Nostalgic. Jamie continue de se produire sur des scènes de plus en plus prestigieuses et devient le chouchou de la BBC Radio 2, qui le programme régulièrement sur ses antennes. Universal jette alors son dévolu sur lui en lui proposant un contrat estimé à un million de livres sterling, un record pour un artiste de jazz.

Un record, c’est également ce que va réaliser Jamie Cullum, en 2003, en écoulant plus de deux millions d’exemplaires de Twentysomething. Une grande première pour un album de jazz. Il est en n révélé au monde entier.

Deux ans plus tard, après une participation sur la bande originale du lm Bridget Jones, il prend un tournant plus pop avec Catching Tales, composé de titres qu’il a écrits en majorité. Ces albums à succès l’amènent sur les scènes mondiales les plus prestigieuses, sur lesquelles il prouve sa technique d’improvisation, sans pour autant se limiter à des titres jazz : « J’aime la musique pop, explique-t-il, donc je mélange le jazz et la musique pop. Pas parce que je veux le rendre accessible, mais parce que c’est la musique que j’apprécie. »

En 2007, Jamie Cullum brouille toujours les frontières du jazz et de la pop avec In The Mind of Jamie Cullum. Il s’explique : « Au début, je croyais que certaines de mes chansons n’avaient pas leur place dans le jazz, mais je me suis rendu compte que si et cela réaf rme ma conviction que le jazz est la plus grande plate- forme pour faire ce qu’on veut ! Les gens demandent pourquoi je fais du jazz. C’est parce que vous pouvez aller n’importe où, vous pouvez embrasser la musique dance, le rock, la pop, le classique... ». Et ce qui est indéniable, c’est que Jamie Cullum est devenu le trait d’union qui manquait entre le jazz et ces différents styles musicaux. En 2013, il sort Momentum, un album plus classique marqué par une dizaine de compositions originales. L’année suivante, Interlude réunit une douzaine de standards orchestrés par l’ensemble Nostalgia 77 et comporte les duos « Don’t Let Me Be Misunderstood » avec Gregory Porter et « Good Morning Heartache » avec Laura Mvula.

LINE UP
Jamie Cullum : piano & vocals Tom Richards : saxophone & keys Rory Simmons : trumpet & guitar Brad Webb : drums
Loz garret : bass

HAUTE GARONNE - SAINT GAUDENS  - Festival de JAZZ en COMMINGES

HAUTE GARONNE - SAINT GAUDENS  - Festival de JAZZ en COMMINGES

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OCCITANIE TRIBUNE - Florence DENESTEBE (25-04-17)     1129 vues

 

MURET BOHEME
FOIRE AU MIEL DE TOULOUSE
Occitanie Tribune

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